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Le Hezbollah a surmontĂ© le point faible de Tsahal et la paix dans le nord s’Ă©loigne de plus en plus

Ces derniers jours, le Hezbollah a exigĂ© un prix sanglant Ă  Tsahal, avec l’annonce hier de la chute d’un autre soldat, le sergent Haim Sabah, combattant du 869ème bataillon, tuĂ© par un missile antichar touchĂ© dans la rĂ©gion de Malkia, rejoignant la chute du major (Ă  la retraite) Dan Kamhaj Y. Sergeant Major (res.) Nachman Natan Hertz, soldats du bataillon de patrouille 6551 qui ont Ă©tĂ© tuĂ©s hier par un drone explosif touchĂ© près de Metula.

Les attaques antichars et de drones du Hezbollah se traduisent pour l’organisation comme un point faible de Tsahal. Le Hezbollah se concentre en particulier sur les drones suicides, qui « traquent » les forces de Tsahal le long de la frontière.

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Tout cela s’est transformé en un jeu très effréné pour Israël. Les forces de Tsahal sont déployées le long de la frontière pour dissuader le Hezbollah d’attaquer les localités du nord – mais en même temps, elles sont exposées et vulnérables et doivent donc constamment changer de position.

Le Hezbollah, comparĂ© Ă  Tsahal, a rĂ©ussi Ă  repousser les forces de Radwan – non sans avoir subi environ 250 victimes. Aujourd’hui, l’organisation maintient quelques dizaines d’agents le long de la frontière, principalement des opĂ©rateurs de mortiers et de missiles. Tout le reste des tirs vient de derrière, oĂą les chances de se blesser sont moindres.

Le major (militaire) Nachman Natan Hertz, le major (militaire) Dan Kamhagi et le sergent Haim Sabah tombés à la frontière libanaise en mai 2024 (Photo : porte-parole de Tsahal)

Le major (de réserve) Nachman Natan Hertz, le major (de réserve) Dan Kamhaji et le sergent Chaim Sabah tombés à la frontière libanaise en mai 2024 (photo : porte-parole de Tsahal)

MalgrĂ© les rumeurs selon lesquelles le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Hezbollah, Hassan Nasrallah, aurait signalĂ© la semaine dernière aux responsables libanais et, de lĂ , aux AmĂ©ricains, qu’il Ă©tait prĂŞt Ă  parvenir Ă  une sorte d’accord pour mettre fin aux combats, cet accord n’a pas encore Ă©tĂ© traduit sur le terrain et n’entrera en vigueur que si et quand il y aura un cessez-le-feu Ă  Gaza, sinon Nasrallah ne remplira pas son engagement envers le Hamas.

Nasrallah, comme Israël, n’imaginait pas que la guerre durerait plus de 200 jours. Dans certaines de ses localités, l’érosion du système est évidente ainsi que le manque d’armements. Nasrallah comprend également qu’une guerre massive peut éclater à tout moment.

La balance intermédiaire entre les parties penche en faveur d’Israël sur de nombreux paramètres militaires, mais pas sur les aspects psychologiques. En fait, Nasrallah a réussi à chasser près de 80 000 citoyens israéliens de leurs foyers. 

Il ne fait aucun doute qu’Ă  l’avenir, après la guerre, Nasrallah comptera cela parmi les grandes rĂ©alisations du Hezbollah et tracera une ligne reliant le retrait de Tsahal du Liban en 2000 et l’Ă©vacuation des localitĂ©s en 2023. Avec une diffĂ©rence de pendant près de deux dĂ©cennies et demie, il a poussĂ© IsraĂ«l Ă  deux reprises avec l’aide de la force militaire.

Mais c’est l’image extérieure. Sur la scène nationale, la conduite de Nasrallah est très subtile. Il a peur de dégénérer en une guerre totale avec Israël, qui causerait de lourds dégâts au Liban.

Maisons endommagées par l'attaque de l'armée de l'air dans le village de Mis al-Jebel au sud du Liban, le 5 mai 2024 (Photo : Hasan FNEICH / AFP)

Maisons endommagĂ©es par l’attaque de l’armĂ©e de l’air dans le village de Mis al-Jabal au sud du Liban, le 5 mai 2024 (Photo : Hasan FNEICH / AFP)

Les éléments chrétiens armés du nord du pays ont gagné en force et en confiance ces dernières années et certains d’entre eux n’ont pas peur de défier le Hezbollah lorsqu’il vient à leur porte. Cela signifie que l’organisation chiite évolue actuellement entre deux pôles en feu, l’un au sud contre Israël et l’autre au nord contre les autres sectes.

Certains en IsraĂ«l pensent que c’Ă©tait une erreur de ne pas renvoyer les habitants chez eux, une fois que la situation Ă  la frontière s’est stabilisĂ©e et que la menace immĂ©diate d’un raid de la force Radwan a Ă©tĂ© Ă©cartĂ©e.

En fait, le Hezbollah n’a pas tiré depuis le début de la guerre sur Nahariya, qui n’a pas été évacuée, et tire constamment sur Kiryat Shmona, qui a été évacuée. De l’autre côté, il est entendu que toute déviation qui entraînerait des blessures aux civils mettrait en danger la capacité de maintenir les flammes du conflit actuel . En outre, le mécène iranien est également constamment présent et veille à ne pas s’engager sur une pente glissante.

C’est pourquoi le Hezbollah dirige ses tirs avec prĂ©caution, en faisant aussi attention que possible aux portĂ©es et aux cibles militaires. Ce n’est pas pour rien qu’il s’est empressĂ© d’annoncer, pendant Pessah, que le drone interceptĂ© au-dessus des cĂ´tes d’Acre visait une installation de sĂ©curitĂ©. Ce n’est pas pour rien que les tirs de missiles antichar sur les maisons de Metula s’expliquent comme une chasse aux forces de Tsahal et aux membres de l’unitĂ© en attente.

« Le Hezbollah est en colère, il cherche Ă  tuer des soldats israĂ©liens », dĂ©clare un haut responsable israĂ©lien. « À l’heure actuelle, c’est son principal objectif, probablement compte tenu du nombre Ă©levĂ© de militants qu’il a perdus. »

Le secrétaire du Hezbollah Hassan Nasrallah s'exprime sur la chaîne de télévision "Al-Manar" Au Liban, le 16 février 2024 (Photo : Al-Manar / AFP)

Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s’exprime sur la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision « Al-Manar » au Liban, le 16 fĂ©vrier 2024 (Photo : Al-Manar / AFP)

Mais parfois, le Hezbollah commet des erreurs, comme la fusillade à Kfar Yuval à la mi-janvier, qui a tué Yuval et Mira Ayalon. Depuis, lorsque Nasrallah veut diffuser que le propriétaire de la maison est en colère, il lance un barrage de coups de feu des dizaines de roquettes sur le nord du plateau du Golan – où la majeure partie de la zone est ouverte, où se trouvent de nombreux camps militaires et peu de civils.

Contrairement au Hezbollah, IsraĂ«l opère dĂ©jĂ  bien au-delĂ  des limites convenues « juste au sud du Litani » et attaque dans la vallĂ©e du Liban, Ă  Ramat Nabatia et dans la rĂ©gion de Tzur. L’activitĂ© principale lĂ -bas concerne les infrastructures stratĂ©giques et les unitĂ©s avancĂ©es de missiles anti-aĂ©riens que l’Iran a rĂ©ussi Ă  transfĂ©rer Ă  l’organisation. Jusqu’Ă  prĂ©sent, cela a coĂ»tĂ© Ă  IsraĂ«l trois drones modèle Zik. En ce qui concerne l’ArmĂ©e de l’Air, c’est douloureux mais tout Ă  fait tolĂ©rable ; Aux yeux du Hezbollah, il s’agit d’une nouvelle rĂ©ussite dans sa tentative d’éroder la supĂ©rioritĂ© aĂ©rienne israĂ©lienne.

Mais le Hezbollah n’opère pas seul dans le sud du Liban. Actuellement, Ă  ses cĂ´tĂ©s travaillent la division chiite de l’Imam Hussein, les forces libanaises du Hamas, des unitĂ©s du Jihad islamique et une organisation sunnite extrĂ©miste appelĂ©e Al-Jama’a Al-Islamiya . C’est un vĂ©ritable dĂ©fi pour IsraĂ«l. Chacune de ces organisations opère avec des forces diffĂ©rentes, dans des circonstances diffĂ©rentes et dans des lieux diffĂ©rents.

D’un autre cĂ´tĂ©, cela dĂ©fie Ă©galement le Hezbollah, qui a parfois du mal Ă  contrĂ´ler les tirs, comme dans le cas d’Al-Jama’a Al-Islamiyya. Une fusĂ©e mal orientĂ©e qui atterrit au mauvais endroit peut perturber instantanĂ©ment la gestion dĂ©licate de la hauteur des flammes.

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