Plus tard dans l’après-midi, la chef du Service pĂ©nitentiaire israĂ©lien (IPS), Katy Perry, et le ministre de la SĂ©curitĂ© nationale, Itamar Ben-Gvir, ont tenu une rĂ©union et ont annoncĂ© que les femmes ne serviraient plus de gardiennes dans les prisons de sĂ©curitĂ© de l’IPS.
Une soldate a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e et une enquĂŞte a Ă©tĂ© ouverte sur l’incident prĂ©sumĂ©. La censure a Ă©tĂ© prononcĂ© sur certains dĂ©tails de l’affaire.
La soldate a reconnu ses actes dans le cadre d’un interrogatoire de routine menĂ© par le service de sĂ©curitĂ© de l’information du service pĂ©nitentiaire. L’affaire a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©e Ă l’unitĂ© d’enquĂŞte pĂ©nitentiaire de Lahav 443.
Le prévenu dans cette affaire devrait être interrogé dans les prochains jours.
L’annĂ©e dernière, un certain nombre d’incidents d’ agressions sexuelles perpĂ©trĂ©es par des prisonniers de sĂ©curitĂ© contre des gardiennes de prison ont Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©s. Ă€ la lumière de ces affaires, connues sous le nom d’« affaire de proxĂ©nĂ©tisme », une dĂ©cision a Ă©tĂ© prise de mettre fin au service d’environ 700 femmes soldates de Tsahal dans l’IPS. Depuis lors, l’IPS a rĂ©ussi Ă trouver de nouveaux gardes pour occuper la plupart des postes vacants et le processus devrait ĂŞtre achevĂ© au cours de l’annĂ©e prochaine.
Ben-Gvir : Il est urgent de retirer les femmes soldates des prisons
« Le rapport choquant selon lequel des femmes soldates auraient eu des relations intimes avec un prisonnier de sĂ©curitĂ© est une preuve supplĂ©mentaire de la nĂ©cessitĂ© et de l’urgence de retirer nos femmes soldates de tous les quartiers des prisonniers de sĂ©curité », a dĂ©clarĂ© Ben-Gvir. « Dès que j’ai pris mes fonctions, j’ai dĂ©fendu cette position et depuis lors, des mesures significatives ont Ă©tĂ© prises sur cette question et la prĂ©sence de femmes soldates dans les ailes a Ă©tĂ© rĂ©duite… D’ici le milieu de 2024, il n’y aura plus une seule femme soldat laissĂ©es dans les quartiers de sĂ©curitĂ© des prisonniers.
Yair Ohayon, l’avocat reprĂ©sentant la gardienne de prison, a dĂ©clarĂ© que sa cliente est une victime plutĂ´t qu’une participante volontaire et consensuele, et a dĂ©clarĂ© : « Le fait mĂŞme que la gardienne ait Ă©tĂ© interrogĂ©e avec un avertissement est une absurditĂ© ».
« Il s’agit d’une ‘relation’ qui lui a Ă©tĂ© imposĂ©e par des menaces , car le prisonnier ne lui a laissĂ© aucun choix et l’a en fait forcĂ©e Ă ĂŞtre en contact avec lui », a-t-il dĂ©clarĂ©.
« À un moment donnĂ©, lorsque ma cliente l’a suppliĂ© d’arrĂŞter ses actes et de la laisser partir, il a menacĂ© de lui faire du mal, ainsi qu’Ă sa famille, et de dĂ©truire sa vie. Elle est clairement la victime, et maintenant que l’affaire est devenue publique, elle a subi un lourd prĂ©judice et encore une injustice. Je suis convaincu que la vĂ©ritĂ© Ă©clatera très bientĂ´t et que son nom sera complètement blanchi. »





