Le nouveau ministre des Sports du rĂ©gime iranien , Seyed Hamid Sajjadi Hazaveh, s’est joint aux membres du parlement de la RĂ©publique islamique en aoĂ»t pour exhorter les athlètes iraniens Ă ne pas rivaliser avec leurs homologues israĂ©liens.
Hamid Sajjadi a qualifiĂ© IsraĂ«l de « rĂ©gime d’occupation et de meurtre d’enfants », suscitant les critiques d’un lutteur grĂ©co-romain iranien hautement dĂ©corĂ©.
L’ancien chef de l’Ă©quipe iranienne de lutte grĂ©co-romaine, Sardar Pashaei, qui est maintenant citoyen amĂ©ricain, a dĂ©clarĂ© au Jerusalem Post : « C’est profondĂ©ment triste pour moi et pour de nombreux autres athlètes iraniens de tels propos racistes de la part des autoritĂ©s iraniennes. Il y a quelques jours Ă peine, des membres du parlement iranien ont demandĂ© au ministre des Sports d’interdire aux athlètes iraniens de concourir avec des athlètes israĂ©liens , et nous voyons malheureusement maintenant que le ministre des Sports du nouveau gouvernement iranien a le mĂŞme message : un message de inimitiĂ© et haine.
Il a tweetĂ© que « Le nouveau ministre des Sports d’Iran dit que nous devons faire attention Ă ce que les athlètes iraniens ne rivalisent pas avec le rĂ©gime israĂ©lien qui tue et occupe les enfants. Je demande aux athlètes iraniens @Olympics de ne pas ĂŞtre punis en raison des interdictions antisĂ©mites et fausses qui leur sont imposĂ©es par le rĂ©gime iranien.
Pashaei, qui aide Ă mener la campagne United for Navid en souvenir du lutteur iranien assassinĂ© Navid Afkari, a ajoutĂ© que « L’inimitiĂ© avec IsraĂ«l et les valeurs occidentales a Ă©tĂ© la politique fondamentale du rĂ©gime depuis le premier jour, ils sont Ă©trangers Ă toute paix, amitiĂ© et l’humanitĂ©, et ils ne veulent que rĂ©pandre le mal, l’inimitiĂ© et la haine. Et malheureusement, ils ont portĂ© ce message dans le domaine du sport, qui est censĂ© ĂŞtre Ă©loignĂ© de la politique.  »
Le régime religieux iranien a exécuté Afkari en septembre 2020 pour sa participation à une manifestation contre la détérioration des conditions économiques en République islamique.
Pashaei a notĂ© que « Nous, les athlètes iraniens, sommes victimes de la politique de haine et d’inimitiĂ© des responsables iraniens depuis longtemps, nous perdons les opportunitĂ©s de notre vie depuis de nombreuses annĂ©es Ă cause de cela, nous nous sommes plaints Ă l’Internationale ComitĂ© olympique Ă ce sujet. Mais rien n’a encore Ă©tĂ© fait par les responsables sportifs internationaux et le ComitĂ© international olympique pour mettre fin Ă cette politique erronĂ©e, et les athlètes continuent d’ĂŞtre victimes. »
Le mĂ©dia sportif Inside the Games a rapportĂ© en mai qu’un audio obtenu par l’organisation de presse Iran International basĂ©e Ă Londres montre apparemment le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration iranienne de judo, Arash Miresmaeili, exhortant l’entraĂ®neur de Saeid Mollaei Ă avertir le judoka de subir une dĂ©faite afin de ne pas rivaliser avec un judoka israĂ©lien.
« La position du rĂ©gime, moi-mĂŞme, le ministre, nous tous, est qu’il n’est pas autorisĂ© Ă rivaliser [contre le rival israĂ©lien] », aurait dĂ©clarĂ© Miresmaeili. « Faites-lui comprendre qu’il n’est autorisĂ© en aucune circonstance. Il sera tenu responsable de toute dĂ©cision qu’il prendra. »
En avril, la Fédération internationale de judo (IJF) a imposé une interdiction de quatre ans au régime iranien pour sa conduite discriminatoire envers Israël.




