Les États-Unis commencent à réduire leurs forces à Ben Gourion

C’est le premier geste tangible qui suit l’accord entre Washington et Téhéran : l’armée américaine se prépare à évacuer une partie des avions ravitailleurs stationnés à l’aéroport Ben Gourion. Selon les informations publiées ce mardi matin, les appareils concernés représentent environ 20% de l’ensemble du dispositif déployé en Israël au cours des derniers mois, réparti entre Ben Gourion et l’aéroport Ramon.

Ce retrait partiel s’inscrit directement dans le sillage du mémorandum d’entente conclu entre Washington et Téhéran, destiné à ouvrir la voie à une fin permanente du conflit. Les avions ravitailleurs américains avaient afflué en Israël dans le cadre du soutien logistique à la campagne militaire contre l’Iran — leur présence massive avait d’ailleurs suscité des frictions avec les autorités civiles israéliennes de l’aviation.

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Car la situation à Ben Gourion était devenue, au fil des mois, particulièrement tendue. Des dizaines d’appareils militaires américains occupaient de vastes zones de l’aéroport, au point que Shmuel Zakai, directeur de l’Autorité de l’aviation civile israélienne, avait publiquement tiré la sonnette d’alarme : Ben Gourion fonctionnait en pratique « comme une base militaire et non comme un aéroport civil », avait-il averti. Une situation exceptionnelle qui illustre l’ampleur du déploiement américain consenti pendant la guerre.

L’évacuation partielle qui se dessine devrait apporter un certain soulagement sur le plan logistique. La source citée précise que ce mouvement est susceptible d’alléger dans une certaine mesure les problèmes de stationnement actuellement constatés dans l’aéroport.

Il convient toutefois de mesurer la portée réelle de ce premier retrait : la majorité du dispositif de ravitaillement américain devrait rester en place en Israël. L’impact de ce redéploiement partiel sur l’activité de Ben Gourion restera donc, à ce stade, « relativement limité », selon les termes employés par la source.

Ce premier mouvement prend néanmoins une valeur symbolique considérable. Dans un contexte où l’accord américano-iranien est âprement débattu en Israël — certains le percevant comme un abandon, d’autres comme une victoire stratégique — voir les avions militaires américains quitter le sol israélien, même partiellement, constitue un signal fort sur l’évolution de la posture américaine dans la région.

La question qui s’ouvre désormais est celle du calendrier et de l’ampleur finale de ce retrait : les 80% restants suivront-ils progressivement, au fur et à mesure de la mise en œuvre du mémorandum ? Ou une présence militaire américaine substantielle sera-t-elle maintenue en Israël comme garantie sécuritaire dans la période de transition ? Pour l’heure, aucune réponse définitive n’a été apportée à ces interrogations.

Pour approfondir, vous pouvez consulter notre article sur l’homme de Netanyahu qui affirme que « les meilleurs jours d’Israël et des États-Unis sont encore devant nous » ainsi que notre analyse sur le commandant de l’armée de l’air qui révèle l’attaque contre l’Iran stoppée une heure avant le décollage.

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