Le ministre libanais de l’IntĂ©rieur, Mohammad Fahmi, notant une augmentation des cas de coronavirus au Liban, a appelĂ© Ă un « verrouillage total » du pays.
Mais pour faire valoir son point de vue, il n’a pas dit que c’Ă©tait pour la sĂ©curitĂ© du peuple libanais. Il n’a pas dit qu’il voulait aplatir les courbes.
Non, ce ministre a dĂ©clarĂ© qu’en ne respectant pas le verrouillage, « la sociĂ©tĂ© libanaise serait blessĂ©e – et c’est exactement ce que les IsraĂ©liens veulent voir ».
Il a expliquĂ© que « pour moi, il n’y a rien de tel qu’IsraĂ«l ; il y a quelque chose qui s’appelle l’entitĂ© sioniste. Ils veulent que notre sociĂ©tĂ© s’effondre de l’intĂ©rieur. C’est un intĂ©rĂŞt particulier de l’ennemi de notre sociĂ©tĂ©, et notre ennemi est clair. Si notre sociĂ©tĂ© ne respecte pas la sĂ©curitĂ© publique, c’est dans l’intĂ©rĂŞt de l’ennemi israĂ©lien. »
Aucun politicien de l’opposition en IsraĂ«l n’a fait de telles dĂ©clarations en liant les restrictions d’un pays avec l’Ă©conomie libanaise.
C’est une Ă©trange obsession que les Arabes ont encore envers IsraĂ«l : blâmer IsraĂ«l pour tout ce qui ne va pas dans leur propre sociĂ©tĂ©, Ă©tiqueter leurs ennemis politiques comme des «sionistes» et utiliser le mot IsraĂ«l comme certains parents utilisent le « mĂ©chant loup » pour effrayer les enfants qui n’écoutent pas.





