Un parent de l’Ă©mir d’Abu Dhabi, Hamad ibn Khalifa al-Nahyan, le nouveau copropriĂ©taire de Beitar Yerushalayim, Ă©tait jusqu’Ă rĂ©cemment connu comme un homme d’affaires, Adal Otaibe. Un article dans « WikipĂ©dia » consacrĂ© Ă la maison royale d’Al-Nahyan et contenant une mention du cheikh Hamad Ibn Khalifa est apparu sur Internet il y a Ă peine 5 jours.
Le site officiel du cheikh a Ă©tĂ© ouvert le 26 mai de cette annĂ©e sur l’hĂ©bergement ukrainien. Hamad Ibn Khalifa est prĂ©sentĂ© sur le site Web comme «Son Altesse» et le chef de HBK, qui se spĂ©cialise dans les projets internationaux dans divers domaines du commerce international. La galerie de photos sur le site se compose de portraits du cheikh lui-mĂŞme et de son fils, seules deux photos de Hamad ibn Khalifa sont capturĂ©es Ă cĂ´tĂ© d’un homme d’affaires Ă©tranger – et c’est l’homme d’affaires ukrainien Naum Coen.
En octobre, Naum Cohen a fait sensation dans les mĂ©dias israĂ©liens en tant qu’acheteur potentiel pour Israir, lui offrant 170 millions de shekels – bien plus que Rami Levy et d’autres investisseurs. Les journalistes israĂ©liens l’ont qualifiĂ© de « IsraĂ©lien vivant aux EAU ». Les mĂ©dias ukrainiens et WikipĂ©dia ne mentionnent pas la citoyennetĂ© israĂ©lienne de Cohen – en IsraĂ«l, il vivait sous un autre nom, Nakhshon Nakhshonov. L’appel d’offres pour l’achat d’Israir se poursuit, mais l’homme d’affaires ukrainien a disparu avec succès des acheteurs potentiels. D’autre part, comme l’a dĂ©couvert Uri Levi, correspondant de Walla Sport Ă DubaĂŻ, c’est Naum Coen qui a Ă©tĂ© l’intermĂ©diaire dans l’accord avec Betar.
Les journalistes de la publication « Calcalist », qui ont Ă©tudiĂ© les prĂ©cĂ©dents projets commerciaux internationaux de Cheikh Hamad par le biais de sources ouvertes, ont dĂ©couvert que parmi ses partenaires commerciaux se trouvaient Ă©galement des hommes d’affaires d’Angola et de Pologne. Dans le mĂŞme temps, le partenaire polonais du cheikh, Roman Zeiden, a Ă©tĂ© accusĂ© d’avoir construit une pyramide financière et d’avoir volĂ© de l’argent Ă des centaines de citoyens sud-corĂ©ens.
La presse Ă©mirienne a passĂ© sous silence l’accord historique entre le « membre de la famille royale » et le club de football ImRusalim. Il y a une discussion animĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux israĂ©liens sur l’identitĂ© du mystĂ©rieux «prince» qui n’a jamais exercĂ© aucune fonction gouvernementale ou publique et dont, selon les blogueurs hĂ©breux et arabophones, «ils ne savent rien aux Emirats, et il n’apparaĂ®t pas parmi les membres de la famille royale».
Uri Levi, qui essayait de dĂ©couvrir au moins quelque chose Ă DubaĂŻ sur l’identitĂ© du nouveau propriĂ©taire de « Beitar », a dĂ©couvert que les journalistes sportifs locaux n’avaient jamais entendu parler de Hamad ibn Khalifa ou de l’acquisition du club de football de JĂ©rusalem. Pas un seul journaliste Ă©mirati n’a Ă©tĂ© invitĂ© Ă la cĂ©rĂ©monie de signature de l’accord avec les IsraĂ©liens.
« L’histoire de la vente de » Beitar « est une intrigue complexe, dans laquelle beaucoup de choses sont enveloppĂ©es de brouillard », Ă©crit le journaliste de Walla Sport, se disant convaincu qu’ « à la fin, la vĂ©ritĂ© sera rĂ©vĂ©lĂ©e. »





