Alors que la vague actuelle de terrorisme se poursuit, le phĂ©nomène des Arabes et des Palestiniens portant des T-shirts avec un fusil M-16 imprimĂ© dessus s’est rĂ©cemment propagĂ©. La « mode » a Ă©galement atteint le centre mĂ©dical Shaare Zedek dans la capitale, et elle parvient Ă dĂ©ranger pas mal de membres du personnel de l’hĂ´pital.
Un mĂ©decin aux urgences a dĂ©clarĂ© lors d’une conversation avec Ynet et Yedioth Ahronoth qu’ « une telle chemise signifie une incitation Ă la violence et au meurtre de Juifs. Je ne comprends pas – jusqu’Ă ce que notre sang soit pulvĂ©risĂ© sur les murs des urgences, nous devrons soigner les gens portant des vĂŞtements qui crient « Je veux et je soutiens le meurtre de Juifs » ?

Une infirmière aux urgences a dĂ©clarĂ© que cette semaine, un garçon de 10 ans, vĂŞtu d’un costume et d’un pantalon avec l’empreinte de l’arme, est entrĂ© dans l’endroit : « Comment suis-je censĂ©e avoir une conversation normale quand quelqu’un qui porte une chemise comme ça ?  »
Les infirmières de l’hĂ´pital exigent la prĂ©sence d’un agent de sĂ©curitĂ© lorsqu’elles soignent une personne habillĂ©e comme suit : « C’est notre droit, pour ceux qui sont intĂ©ressĂ©s, d’exiger la prĂ©sence d’un agent de sĂ©curitĂ©. L’hĂ´pital a dĂ©clarĂ© : « Le phĂ©nomène mĂ©rite toute condamnation, nous ne le permettrons pas et nous vĂ©rifions avec les forces de sĂ©curitĂ© quelles sont les options et les directives pour y faire face. Nous plaçons la sĂ©curitĂ© des employĂ©s au sommet de nos prioritĂ©s. «Â
Le mouvement « Mon IsraĂ«l » a lancĂ© une campagne Ă la suite de l’affaire, et ses membres ont affirmĂ© avoir reçu des dizaines de demandes de citoyens concernĂ©s sur les rĂ©seaux sociaux – y compris des Ă©tudiants de l’UniversitĂ© de Tel Aviv, du Jerusalem College of Engineering et du Kinneret Academic College. Idem de la part d’habitants de Sderot et de Ma’ale Adumim.

Il s’avère que le phĂ©nomène prend Ă©galement de l’ampleur chez les jeunes Palestiniens des territoires. Des illustrations d’armes sont imprimĂ©es sur des chemises, des pantalons, des manteaux et des vestes, et ces articles sont vendus presque partout en JudĂ©e Samarie. Ces derniers jours, la municipalitĂ© de Ma’ale Adumim a commencĂ© Ă renvoyer chez eux des travailleurs palestiniens venus travailler dans la zone industrielle portant des chemises inquiĂ©tantes : « Nous ferons preuve d’une tolĂ©rance zĂ©ro pour tout geste ou signe indiquant un soutien au terrorisme. »
La tendance des T-shirts M-16 se prĂ©cise Ă©galement sur les rĂ©seaux sociaux, notamment depuis la fusillade Ă Hadera fin mars. Les commerçants expliquent que c’est une tendance rĂ©gulière, et qu’ils apportent ce que les jeunes demandent.





