Quelques heures avant le procès de Netanyahu, le prĂ©sident de la Knesset, Yariv Levin, a fait une rare attaque contre le pouvoir judiciaire israĂ©lien. «Ce jour restera dans les mĂ©moires comme l’un des points de la plus faible baisse du pouvoir judiciaire en IsraĂ«l. Les accusations contre le chef du gouvernement sont sans prĂ©cĂ©dent pour les dĂ©mocraties occidentales. Il y a place Ă discussion – voire pas du tout – dans le domaine de l’Ă©thique et non du droit pĂ©nal. Ce n’est pas pour rien que des juristes de premier plan dans le monde nous critiquent beaucoup », a dĂ©clarĂ© Yariv Levin.
L’orateur avait en tĂŞte une interview de l’Ă©minente professeure de droit amĂ©ricaine et de la cĂ©lèbre avocate Helen Dershowitz, qui a dĂ©clarĂ© dans une interview Ă Galei IDF aujourd’hui que « le procès de Netanyahu menace la dĂ©mocratie et l’Ă©tat de droit ». « Pour la première fois dans l’histoire des États modernes, une personne est jugĂ©e pour avoir voulu bĂ©nĂ©ficier d’une couverture mĂ©diatique favorable de ses activitĂ©s dans la presse. » Dershowitz soutient Netanyahu dans cette affaire pĂ©nale depuis maintenant six mois.
Yariv Levin a poursuivi : «IsraĂ«l a besoin d’un système honnĂŞte d’application des lois, Ă©gal et non sĂ©lectif. Par consĂ©quent, le procès qui commence aujourd’hui n’est pas seulement le procès de Netanyahu, c’est un procès pour l’avenir de la dĂ©mocratie israĂ©lienne et l’avenir de son système d’application des lois. »
Après de nombreux politiciens au Likoud, l’orateur a citĂ© comme argument les votes reçus par leur parti lors des Ă©lections. «Lors des dernières Ă©lections, Netanyahu a gagnĂ© la confiance sans prĂ©cĂ©dent des Ă©lecteurs lorsque le Likoud a reçu le plus grand nombre de voix – plus que tout autre parti depuis la crĂ©ation de l’État. C’Ă©tait une expression de confiance personnelle en Netanyahu et une protestation contre le processus indigne qui est actuellement en cours. »
Le ministre de l’Éducation, Yoav Galant, a dĂ©clarĂ© qu’il «croit aux juges et au système juridique», mais a soulignĂ© que «les juges sont aussi des personnes et sont influencĂ©s par leur environnement». «En fin de compte, leurs dĂ©cisions doivent ĂŞtre reconnues. Les juges sont des professionnels, mais ils entendent ceux qu’ils sont conseillĂ©s par les mĂ©dias et le lobby politique, qui met tout en Ĺ“uvre pour dĂ©cider Ă l’avance de l’issue du tribunal. »
L’opposition, au contraire, indique qu’il s’agit d’un processus pĂ©nal et non politique. « Le procès d’ouverture n’est pas un processus politique », a dĂ©clarĂ© Joav Segalovich, ancien chef du dĂ©partement de police de Lahav433. « Ce n’est pas le Likoud ou le bon camp qui sont reconnus coupables d’infractions pĂ©nales imputĂ©es Ă l’accusĂ©. »
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