Le principal collaborateur de Bernie Sanders accuse Israël de terrorisme

Un assistant principal du sĂ©nateur Bernie Sanders a accusĂ© IsraĂ«l de terrorisme Ă  la suite de la mort d’un scientifique nuclĂ©aire iranien et d’un officier militaire soupçonnĂ© d’avoir contribuĂ© au programme d’armes nuclĂ©aires de TĂ©hĂ©ran.

Matt Duss, conseiller en politique Ă©trangère de Sanders et critique frĂ©quent d’IsraĂ«l et des Juifs, a Ă©crit sur Twitter que le nouveau prĂ©sident Joe Biden devrait rĂ©intĂ©grer l’accord nuclĂ©aire historique avec l’Iran et lui offrir des milliards de dollars d’allĂ©gement des sanctions et envoyer un message Ă  IsraĂ«l que « le terrorisme ne fonctionne pas ».

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Le tweet de Duss lundi matin est intervenu peu de temps après l’Ă©limination de Mohsen Fakhrizadeh, qui a dirigĂ© les recherches nuclĂ©aires de la RĂ©publique islamique, y compris ses travaux sur une arme atomique. Bien que personne n’ait publiquement revendiquĂ© la responsabilitĂ© de l’attaque, IsraĂ«l aurait orchestrĂ© l’Ă©limination.

« RĂ©pondre Ă  l’assassinat de Fakhrizadeh en rĂ©affirmant l’engagement de rejoindre le JCPOA serait un bon moyen d’envoyer le message que le terrorisme ne fonctionne pas », a Ă©crit Duss, faisant rĂ©fĂ©rence Ă  l’accord nuclĂ©aire par son acronyme. La voix de Duss est l’une des nombreuses voix de gauche qui pressent l’administration Biden d’adopter une approche plus douce de l’Iran au service d’une diplomatie renouvelĂ©e. Son commentaire a Ă©tĂ© critiquĂ© par des experts rĂ©gionaux qui ont dĂ©clarĂ© que Fakhrizadeh Ă©tait une cible militaire lĂ©gitime en raison de son rĂ´le dans le Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique (CGRI), la force de combat paramilitaire iranienne et ses efforts pour obtenir une technologie nuclĂ©aire illicite.

« C’Ă©tait un gĂ©nĂ©ral du CGRI, nommĂ© par la terreur, travaillant Ă  crĂ©er l’une des armes les plus dangereuses du monde pour le principal État sponsor du terrorisme dans le but exprès de commettre un gĂ©nocide », a dĂ©clarĂ© Richard Goldberg, ancien membre de la Le Conseil de sĂ©curitĂ© nationale de la Maison-Blanche travaille sur les questions liĂ©es Ă  l’Iran. « Les commentaires de M. Duss reflètent une vision du monde profondĂ©ment troublante qui appelle au terrorisme pour qu’une dĂ©mocratie se dĂ©fende en Ă©liminant un terroriste militaro-nuclĂ©aire gĂ©nocidaire. »

Jason Brodsky, directeur politique d’United Against Nuclear Iran, un groupe de surveillance qui suit les progrès nuclĂ©aires de TĂ©hĂ©ran, a dĂ©clarĂ© que l’accord nuclĂ©aire n’avait pas attĂ©nuĂ© les tensions dans la rĂ©gion.

« L’argument selon lequel le JCPOA apaise les tensions dans la rĂ©gion est fondamentalement faux », a dĂ©clarĂ© Brodsky au Washington Free Beacon. « L’expĂ©rience du JCPOA a montrĂ© que l’assouplissement des sanctions liĂ©es Ă  l’Ă©nergie nuclĂ©aire aujourd’hui court le risque d’une dĂ©stabilisation non nuclĂ©aire demain. »

Depuis la signature de l’accord, l’Iran a envoyĂ© des troupes dans divers pays du Moyen-Orient et armĂ© le groupe terroriste du Hezbollah au Liban.

Brodsky a Ă©galement notĂ© que Fakhrizadeh «n’Ă©tait pas un civil», une distinction importante en ce qui concerne les meurtres de cette nature.
«Lorsque votre position reflète certaines des opinions d’un adversaire amĂ©ricain de premier plan, il est temps de repenser votre approche. Les alliĂ©s et partenaires amĂ©ricains dans la rĂ©gion, et mĂŞme dans certains secteurs de l’Europe, dĂ©conseillent un retour complet au JCPOA. Cela en dit long », a dĂ©clarĂ© Brodsky.

Les funĂ©railles de Fakhrizadeh ont eu lieu ce week-end au ministère iranien de la DĂ©fense, soulignant le rĂ´le du scientifique dans l’armĂ©e du pays.

Les extrĂ©mistes iraniens ont dĂ©jĂ  appelĂ© Ă  des frappes de reprĂ©sailles contre IsraĂ«l, et un journal iranien a appelĂ© Ă  une attaque contre la ville israĂ©lienne de HaĂŻfa dans la rĂ©gion nord d’IsraĂ«l.

L’un des principaux gĂ©nĂ©raux iraniens, Hossein Salami, a promis de rĂ©pondre Ă  l’assassinat, dĂ©clarant lundi que « les ennemis doivent attendre notre rĂ©ponse ».

« Nous dĂ©terminons le moment, le lieu et la qualitĂ© de la rĂ©ponse », a-t-il dĂ©clarĂ© dans la presse contrĂ´lĂ©e par l’Etat iranien. « Mais la punition des auteurs et des commandants est dĂ©finitive. »