Le rĂ©formateur Masoud Pezeshkian a remportĂ© les Ă©lections prĂ©sidentielles en Iran. L’Ă©chec du premier tour a poussĂ© les citoyens du camp le plus libĂ©ral Ă se rendre aux urnes, ce qui a dĂ©cidĂ© de l’issue de la lutte : 40 % des Ă©lecteurs ont participĂ© au premier tour, et 49,8 % au second.
Masoud Pezeshkian, chirurgien peu connu de 69 ans, a obtenu 11,1 millions de voix (53 %), tandis que son rival conservateur Said Jalili en a reçu 9 millions.
Pezeshkian a critiquĂ© le gouvernement pour sa rĂ©pression brutale des manifestations de jeunes après la mort de la jeune fille kurde Mahsa Amini en septembre 2022, et a plaidĂ© en faveur d’une amĂ©lioration des relations avec l’Occident. Il s’est prĂ©sentĂ© aux Ă©lections avec le slogan « amĂ©liorer les relations avec le monde entier, Ă l’exception d’IsraĂ«l ». Il a Ă©galement appelĂ© Ă un retour Ă l’accord nuclĂ©aire de 2015.
Après l’annonce des résultats, les gens ont commencé à danser dans les rues de Téhéran :
Le rĂ©sultat des Ă©lections montre Ă quel point la pression publique s’exerce sur l’Ă©lite thĂ©ocratique au pouvoir dans un contexte de dĂ©clin Ă©conomique et de renforcement de la dictature religieuse, note le Wall Street Journal. Peut-ĂŞtre que la victoire d’un rĂ©formateur laĂŻc annonce un apaisement de la confrontation de l’Iran avec l’Occident. Son concurrent Jalili a promis au contraire de le renforcer.Â
Cependant, les publications mondiales rappellent que la victoire de Pezeshkian ne changera pas le principal vecteur de la politique iranienne à l’intérieur et à l’extérieur, puisqu’elle est décidée au sein des institutions conservatrices – l’armée, le CGRI, les conseils religieux et personnellement par le souverain suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.





