Le restaurant casher Ă  Rosh Pina a fermĂ© ses portes après la mort d’Osher Deri, 23 ans

Le propriĂ©taire et cinq employĂ©s d’un restaurant de viande casher « Shipudei Rachamim Simcha Ubanav, ont Ă©tĂ© assignĂ©s Ă  rĂ©sidence et fermĂ©s après avoir servi un dessert au lait mortel Ă  Osher Deri, 23 ans, qui est venu Ă  Rosh Pina de Hazor HaGlilit pour cĂ©lĂ©brer Jour de l’indĂ©pendance.

La jeune fille, qui souffrait d’une grave allergie au lait depuis sa naissance, Ă©tait sĂ»re qu’elle ne trouverait pas de produit dangereux dans un restaurant de viande casher. Ils l’ont amenĂ©e du restaurant avec un choc anaphylactique Ă  l’hĂ´pital de Ziv, et les mĂ©decins n’ont pas pu sauver la jeune fille.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Lors des interrogatoires de la police, le propriĂ©taire et les employĂ©s de l’institution ont donnĂ© des versions contradictoires de l’incident, de sorte que tout le monde a Ă©tĂ© assignĂ© Ă  rĂ©sidence.

Citant des sources policières, les mĂ©dias ont rapportĂ© dans la matinĂ©e qu’un jeune restaurateur avait achetĂ© par erreur de la glace au lait au lieu de la parve pour le dessert. Selon d’autres informations, de la crème fouettĂ©e a Ă©tĂ© utilisĂ©e dans la prĂ©paration du dessert. L’enquĂŞte se poursuit, le restaurant est soupçonnĂ© de meurtre par nĂ©gligence.

La mère au cĹ“ur brisĂ© a dĂ©clarĂ© aux journalistes que sa fille avait dĂ©jĂ  travaillĂ© au restaurant « Shipudei Rachamim Simcha Ubanav, et qu’elle Ă©tait sĂ»re Ă  100% qu’elle y serait en sĂ©curitĂ©. «Elle ne risquerait rien, elle connaissait ce restaurant », a soulignĂ© la femme.

Le dĂ©putĂ© Shas, Moshe Arbel a fait appel au grand rabbinat en lui demandant de donner des rĂ©ponses sur la façon dont un dessert laitier pourrait ĂŞtre servi dans un restaurant de viande avec un certificat de cachroute. Le dĂ©putĂ© estime que non seulement la police, mais aussi le grand rabbin sont obligĂ©s d’enquĂŞter sur la tragĂ©die de Rosh Pina – il s’agit d’une « terrible tromperie du public, observant la cacherout », et le rabbin est obligĂ© de vĂ©rifier si ses inspecteurs de la cachroute ont travaillĂ© de bonne foi.