Le sens cachĂ© de la bĂ©nĂ©diction « Barouh dayan ha’emet » sera rĂ©vĂ©lĂ© dans le monde Ă  venir

Le Sfat Emet explique que les jours de Hanoukka ont Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s comme jours de Hallel ve’hoda’ah (louange et action de grâce) : Hallel pour le miracle de Hanouka avec la fiole d’huile et hoda’ah pour la souffrance et le malheur qui l’a prĂ©cĂ©dĂ©.

Ainsi, dans la prière d’ Al Hanissim qui est ajoutĂ©e Ă  la Amida pendant Hanoucca, nous remercions non seulement Dieu pour ses miracles, sa dĂ©livrance et ses actes puissants, mais Ă©galement pour les batailles et les Ă©preuves.

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Nous ne célébrons pas seulement notre salut, mais aussi le malheur et les souffrances qui ont nécessité ce salut. La souffrance et la délivrance doivent être considérées comme une unité indivisible.

Si quelqu’un creusait dans une voie publique un trou dans lequel quelqu’un d’autre est tombĂ© et s’est cassĂ© les jambes, il aurait peu de mĂ©rite en payant les frais mĂ©dicaux. Mais si un mĂ©decin doit se casser un bras pour le soigner correctement, il mĂ©rite de le remercier pour la fracture et la guĂ©rison. Nous devons aussi reconnaĂ®tre la main providentielle de Dieu dans nos souffrances et dans notre dĂ©livrance.

Notre incapacitĂ© Ă  percevoir le Divin dans nos souffrances est le rĂ©sultat de notre perspective limitĂ©e. La Guemara (Pesachim 50a) demande dans le verset : «Ce jour-lĂ , Hachem sera-t-il un et son nom sera-t-il un ?» – «Hachem et son nom ne sont-ils pas un maintenant ? »

La Guemara rĂ©pond que ce monde n’est pas comme le monde Ă  venir. Dans ce monde, nous disons la bĂ©nĂ©diction, « hatov vehameitiv », sur la bonne nouvelle et « dayan ha’emet » sur le malheur. Mais dans le monde Ă  venir, nous dirons hatov vehameitiv sur tout. Dans ce monde, nous Ă©crivons le nom de Dieu avec les lettres Youd, key, vav, key, mais nous le prononçons adon-ay. Dans le prochain monde, le nom de Dieu sera lu comme il est Ă©crit.

Dans le prochain monde, quand nous regarderons en arrière avec le recul, nous comprendrons que tous les malheurs sur lesquels nous avons fait la bĂ©nĂ©diction « dayan ha’emet » dans ce monde Ă©taient vraiment pour notre bien, puis nous dirons « hatov vehameitiv » rĂ©troactivement.

De la mĂŞme manière, le nom de Hachem indique qu’il transcende le temps, qu’il Ă©tait, est et le sera toujours. C’est un nom qui implique la misĂ©ricorde, car en dernière analyse, au-delĂ  du temps, tout est pour le bien. Puisque nous sommes liĂ©s par le temps, cependant, nous ne pouvons pas nous rapporter au nom de Dieu tel qu’il est Ă©crit.

PlutĂ´t, nous voyons le malheur et l’adversitĂ©, et nous nous rapportons au nom de Hachem qui signifie que Dieu maĂ®trise et guide tout dans le monde, qu’il nous paraisse bon ou mauvais.

(Rabbi Zev Leff)

Pour l’Ă©lĂ©vation des Ames de Louise Yoheved Bat Noira Shoshana et Adina Gilda bat Louise YohevedÂ