Les Iraniens craignent que l’incident n’alimente davantage la crise économique et que toute attaque israélienne en représailles porte un coup fatal à une économie déjà affaiblie par les sanctions occidentales et la corruption depuis des années.
Ces dernières annĂ©es, le taux d’inflation dans le pays a dĂ©passĂ© 50 %, les prix des services publics, de la nourriture et du logement augmentent et la valeur de la monnaie nationale chute fortement. Les citoyens alarmĂ©s, en prĂ©vision d’une attaque de reprĂ©sailles israĂ©lienne, ont commencĂ© Ă acheter brusquement des dollars amĂ©ricains avec leurs derniers fonds.
Les dirigeants iraniens pourraient Ă©galement avoir de sĂ©rieuses raisons de s’inquiĂ©ter. Les mĂ©dias d’État iraniens ont rapportĂ© que l’unitĂ© de renseignement des Gardiens de la rĂ©volution iraniens a publiĂ© dimanche une dĂ©claration ferme, mettant en garde les utilisateurs des mĂ©dias sociaux contre toute publication pro-israĂ©lienne.Â
Le CGRI est sĂ©rieusement alarmĂ© par le fait que les cercles antigouvernementaux et anticlĂ©ricaux du pays ont commencĂ© Ă exprimer massivement leur soutien Ă IsraĂ«l sur Internet. Les forces de sĂ©curitĂ© ont menacĂ© d’arrestations massives et de sanctions contre les « collaborateurs sionistes ».Â
Des opinions commencent à se faire entendre dans la société iranienne selon lesquelles une frappe israélienne pourrait libérer la colère refoulée et relancer les protestations. Le sentiment général de malaise n’a fait que s’intensifier avec le début de l’évacuation des diplomates et de leurs familles de Téhéran, qui rappelle l’atmosphère des troubles de la révolution de 1979.





