IsraĂ«l est troublĂ© par une histoire scandaleuse : Golan Avitan, un suspect dans les trois meurtres de la mafia, a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© sous caution par le tribunal et a fui le pays, se dĂ©barrassant du bracelet Ă©lectronique en route. Maintenant, l’État a l’intention de confisquer 12 millions de shekels fournis par les garants d’Avitan, ils ont fait appel Ă la Cour suprĂŞme.
Golan Avitan, soupçonnĂ© d’avoir organisĂ© une «attaque criminelle» Ă Tel Aviv il y a 15 ans, a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©. Depuis l’explosion dirigĂ©e contre le chef du groupe criminel Zeev Rosenstein, trois passants innocents ont Ă©tĂ© tuĂ©s. Le crime est restĂ© sans solution jusqu’Ă ce que la police ait des tĂ©moins Ă charge qui ont parlĂ© des criminels de longue date.
Avitan, qui Ă©tait au sommet du groupe mafieux, a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© dans le cadre de «l’affaire 512». Il a refusĂ© de traiter avec le bureau du procureur, a annoncĂ© qu’il n’Ă©tait pas impliquĂ© dans le crime et qu’il avait depuis longtemps rompu ses liens avec le monde criminel. Le juge du tribunal de district de Tel-Aviv, Beni Sagi, a dĂ©cidĂ© de libĂ©rer Avitan en libertĂ© provisoire, Ă condition que l’accusĂ© porte un bracelet Ă©lectronique, et dix amis des mafiosi ont versĂ© un acompte de 12 millions de shekels.
En octobre 2018, lors d’une visite chez le dentiste, Avitan s’est enfui de ses garants par la porte de derrière, s’est dĂ©barrassĂ© du bracelet Ă©lectronique. Après un certain temps, il a appelĂ© son avocat et lui a dit qu’il Ă©tait Ă l’Ă©tranger. En dĂ©cembre, on a appris que la mafia s’Ă©tait rĂ©fugiĂ©e au Maroc. Ce pays est devenu un refuge  pour de nombreux criminels israĂ©liens.
Lorsqu’il est devenu Ă©vident qu’Avitan n’Ă©tait pas dans le pays, l’État a dĂ©cidĂ© de confisquer l’argent versĂ© par ses garants. Le tribunal de district a approuvĂ© la confiscation, les garants ont interjetĂ© appel devant la Cour suprĂŞme.
Le correspondant « Kan », Roi Janowski, qualifie la dĂ©cision du juge Saga de « très Ă©trange ». Le bureau du procureur a protestĂ© contre la libĂ©ration d’Avitan et a prĂ©sentĂ© Ă la cour des Ă©lĂ©ments de preuve montrant que cette personne Ă©tait toujours liĂ©e Ă la criminalitĂ© et reste un danger pour la sociĂ©tĂ©. Après son arrestation, Golan Avitan a continuĂ© Ă se comporter comme un gangster et a tentĂ© de menacer un employĂ© de l’administration pĂ©nitentiaire : «Ne me contactez pas, vous savez quelles sont mes chances. » MalgrĂ© tout, l’avocat a rĂ©ussi Ă convaincre le juge du tribunal de grande instance Beni Sagi et le juge de la Cour suprĂŞme Zvi Zelbertal, qui ont rejetĂ© l’appel du bureau du procureur contre la libĂ©ration d’Avitan.






