L’Église presbytĂ©rienne des États-Unis, lors de sa rĂ©union biennale Ă Salt Lake City, a voté pour rejeter les obligations financières israĂ©liennes du Fonds presbytĂ©rien et du Conseil de retraite.Â
Il ne s’agit pas uniquement de titres israéliens. La décision concerne la dette publique des pays qui, selon les dirigeants de l’Église, soutiennent actuellement une occupation militaire prolongée.
« IsraĂ«l occupe le territoire palestinien depuis 1967, le Maroc occupe le Sahara occidental depuis 1976 et la Turquie occupe Chypre du Nord depuis 1974 », ont expliquĂ© les reprĂ©sentants de l’organisation religieuse.Â
L’Église utilise des sources palestiniennes dans sa rĂ©solution. Il indique que l’armĂ©e israĂ©lienne a « tuĂ© plus de 37 000 Palestiniens Ă Gaza, dont au moins 15 000 enfants », depuis le 7 octobre de l’annĂ©e dernière, et que « les colons et les soldats israĂ©liens ont tuĂ© au moins 548 personnes, dont 135 enfants, sur la rive ouest » pour la mĂŞme pĂ©riode. »
« Il existe un consensus croissant au sein de l’Église selon lequel nous ne devrions pas profiter des violations des droits de l’homme commises par IsraĂ«l et, franchement, du gĂ©nocide contre les Palestiniens », a dĂ©clarĂ© Bob Ross, membre du comitĂ© directeur du groupe de dĂ©fense Israel/Palestine Mission Network.
La deuxième rĂ©solution concerne le rejet du « sionisme chrĂ©tien ». C’est la conviction de certains chrĂ©tiens que le retour des Juifs en Terre Sainte et le rĂ©tablissement de l’État d’IsraĂ«l font partie des prophĂ©ties bibliques.
L’Église presbytĂ©rienne des États-Unis a dĂ©claré qu’en professant ces croyances, « les chrĂ©tiens traditionnels et les membres d’autres confessions sont complices, bien qu’ignorants de leurs liens avec le sionisme chrĂ©tien ».Â
La dĂ©nomination compte 8 704 Ă©glises et 1,14 million de croyants enregistrĂ©s. L’Église se considère comme une structure progressiste, acceptant l’Ă©galitĂ© des droits pour les femmes et les personnes LGBT. Aux États-Unis, il existe Ă©galement l’Église presbytĂ©rienne d’AmĂ©rique, considĂ©rĂ©e comme plus conservatrice.





