Il est vrai que l’Égypte a subi de lourdes pertes Ă©conomiques Ă cause de la guerre dans la bande de Gaza – principalement en raison de la perte de revenus du canal de Suez et du secteur touristique – deux sources importantes de devises Ă©trangères. Selon les estimations, si la guerre se poursuit l’annĂ©e prochaine, les pertes Ă©conomiques de l’Égypte dĂ©passeront les 20 milliards de dollars.
Ă€ cĂ´tĂ© de cela, il y a le revers de la mĂ©daille. Avant le 7 octobre, l’Égypte traversait une grave crise Ă©conomique et certains, Ă l’intĂ©rieur et Ă l’extĂ©rieur de l’Égypte, pensaient que l’Égypte Ă©tait au bord de l’effondrement. Une inflation proche de 40%, la baisse du taux de change et la fuite des investisseurs ont amenĂ© l’Egypte au plus bas de ses balances de change.
Depuis le 7 octobre, il est Ă©vident qu’il y a une mobilisation de la communautĂ© internationale et du monde arabe pour aider l’Egypte. Dans ce cadre, depuis le dĂ©but de la guerre, l’Égypte a reçu des engagements pour injecter environ 50 milliards de dollars, dont une partie est dĂ©jĂ entrĂ©e dans les caisses de la Banque centrale. Avec ce montant, l’Égypte devrait survivre financièrement au cours des trois prochaines annĂ©es, mĂŞme si elle est dans une situation difficile.






