En Israël, la rentrée scolaire est un rituel presque bruyant. Les listes de fournitures, les cartables trop lourds, les cris dans les cours de récréation, les photos de premier jour envoyées aux grands-parents. Une nation entière qui recommence, ensemble, au même moment.
Ces enfants-là n’ont pas fait leur rentrée.
Ils ne l’ont pas faite cette année, et ils ne la feront plus jamais. Leurs noms figurent sur une liste que personne n’aurait jamais dû avoir à écrire, et qui circule aujourd’hui de partage en partage pour une raison simple : parce qu’il n’existe pas d’autre manière de refuser l’oubli.
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La plupart d’entre eux étaient juifs. Mais les terroristes djihadistes qui les ont tués ne se sont pas souciés de savoir qui ils tuaient. Parmi les victimes figurent aussi des enfants arabes bédouins et des enfants druzes. C’est un fait qu’il faut poser froidement, parce qu’il dit tout de la nature de ce qui s’est passé : la haine qui a frappé ce jour-là ne triait pas ses cibles selon leur religion, leur langue ou leur communauté. Elle frappait des enfants israéliens, et cela lui suffisait.
La plupart ont été assassinés pendant le massacre du 7 octobre mené par le Hamas. Ariel et Kfir Bibas, eux, ont été enlevés vivants ce jour-là. Ils ont été assassinés plus tard, en captivité. Ces deux prénoms sont devenus, pour des millions de personnes à travers le monde, le symbole de ce que la barbarie peut faire d’un bébé roux et de son grand frère.
D’autres ont été tués pendant la guerre qui a suivi. Parmi eux, des enfants druzes fauchés par une roquette du Hezbollah tirée depuis le Liban, alors qu’ils jouaient au football à Majdal Shams, en Israël. Ils étaient sur un terrain de sport. Ils avaient l’âge où l’on court après un ballon sans penser à rien d’autre.
C’étaient des enfants et des adolescents innocents. Ils n’avaient rien fait à personne. Leur vie a été brutalement interrompue par le terrorisme, et aucun raisonnement politique, aucune contextualisation, aucune analyse géopolitique ne changera cette phrase-là d’un seul mot.
Voici leurs noms. Ce ne sont pas des chiffres. Ce ne sont pas des statistiques dans un décompte de guerre. Ce sont des prénoms que des parents ont choisis, prononcés le matin, appelés à travers un couloir, écrits sur une étiquette collée à l’intérieur d’un manteau.
🕯️ Kfir Bibas
🕯️ Ariel Bibas
🕯️ Mila Cohen
🕯️ Omer Kedem Siman Tov
🕯️ Arbel Kedem Siman Tov
🕯️ Shahar Kedem Siman Tov
🕯️ Eitan Kapshiter
🕯️ Alin Kapshiter
🕯️ Naama Abou Rashed
🕯️ Raphael Meir Maskalchi
🕯️ Yanaï Hetzroni-Heller
🕯️ Liel Hetzroni-Heller
🕯️ Noya Dan
🕯️ Yahel Sharabi
🕯️ Noya Sharabi
🕯️ Ido Even
🕯️ Alon Even
🕯️ Yiftah Kutz
🕯️ Yonatan Kutz
🕯️ Sagi Zak
🕯️ Carmel Bachar
🕯️ Lior Tarshansky
🕯️ Tahel Bira
🕯️ Tal Keren
🕯️ Tomer Arava Eliaz
🕯️ Ruth Hodaya Peretz
🕯️ Mor Meir
🕯️ Or Taasa
🕯️ Nadav Yosef Haï Tayeb
🕯️ Alina Weissberg
🕯️ Yazan Zakaria Abou Jamaa
🕯️ Amin Aqal Al-Qaraan
🕯️ Mohammed Deeb Al-Qaraan
🕯️ Jawad Ibrahim Al-Qaraan
🕯️ Malek Ibrahim Al-Qaraan
🕯️ Maï Zouhair Abou Sbeih
🕯️ Shahar Krief
🕯️ Matan Rosenberg
🕯️ Amit Gabay
Lisez-les lentement. Prenez le temps. C’est tout ce qu’il nous reste à leur offrir.
Trois ans après, le monde s’est remis à parler d’autre chose. Les tribunes internationales ont trouvé de nouveaux sujets, les chancelleries de nouvelles priorités, les militants de nouvelles causes. Ces enfants, eux, n’ont plus d’agenda. Ils n’ont plus de rentrée, plus d’anniversaire, plus de bulletin scolaire à rapporter à la maison. Il ne leur reste que nous — et notre capacité à répéter leurs noms.
Ne les oubliez pas. N’oubliez jamais le 7 octobre. Partagez.
Que leur mémoire soit à jamais une bénédiction. 🕯️💔
Sur le même sujet, retrouvez sur notre site : « Il ne sera pas possible d’éliminer les ravisseurs de la famille Bibas » : l’instruction juridique qui ébranle Tsahal et l’ensemble de nos publications sur Infos-Israel.News.






