Plus de dĂ©tails sur l’opĂ©ration « bras long » lors de l’attaque au YĂ©men :
Huit escadrons de l’armĂ©e de l’air ont participĂ© Ă l’opĂ©ration – des escadrons d’avions de chasse – F-35 et F-15, des avions de renseignement et de contrĂ´le, des hĂ©licoptères de combat et des avions de ravitaillement. Sur le chemin vers le YĂ©men et retour, plusieurs ravitaillements aĂ©riens ont Ă©tĂ© effectuĂ©s.
DurĂ©e du vol – environ 2 heures et 50 minutes.
Les avions ont dĂ©collĂ© d’IsraĂ«l, ont survolĂ© la mer Rouge et ont larguĂ© les bombes au-dessus de la mer, sur le port de Hudaydah. Les Houthis n’ont pas lancĂ© de missiles air-sol sur les avions de l’armĂ©e de l’air. Un officier supĂ©rieur de l’ArmĂ©e de l’Air explique qu’il y avait trois risques principaux dans cette opĂ©ration aĂ©rienne complexe : la longue distance du vol, la complexitĂ© de l’opĂ©ration aĂ©rienne avec un « kit aĂ©rien » complet de diffĂ©rents types d’avions, et la possibilitĂ© de surprises en cours de route puisque la portĂ©e des renseignements sur les Houthis est limitĂ©e et pas aussi intime et large que sur le Hezbollah.
Le commandant de l’armĂ©e de l’air a informĂ© Ă l’avance son homologue amĂ©ricain, le commandant AFCENT – l’armĂ©e de l’air du commandement central amĂ©ricain, et il s’est Ă©galement coordonnĂ© avec d’autres armĂ©es Ă©trangères dans la rĂ©gion.
Nouveaux détails de l’enquête sur l’attaque du drone Houthi à Tel Aviv :
L’armĂ©e de l’air a terminĂ© l’enquĂŞte sur l’incident de la frappe du drone Houthi Ă Tel-Aviv, d’oĂą il ressort que le drone a dĂ©jĂ Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© Ă une grande distance et relativement longtemps avant d’atteindre les cĂ´tes de Tel-Aviv – c’est-Ă -dire suffisamment de temps et de distance pour lui permettre d’ĂŞtre abattu. Il n’a pas Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© de manière continue tout au long de son vol vers les cĂ´tes de Tel-Aviv, mais il a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© dans les systèmes pendant 6 minutes entières.
Bien que le drone ait Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© suffisamment tĂ´t et qu’il y ait eu suffisamment de temps pour agir contre lui et l’intercepter, il n’a reçu aucune classification dans les systèmes, et c’est cette dĂ©faillance a empĂŞchĂ© le dĂ©clenchement d’une alarme et de l’intercepter et la mort d’un rĂ©serviste israĂ©lien.
L’ArmĂ©e de l’Air explique que la raison est une erreur humaine, qui rĂ©sulte du fait qu’Ă ce moment-lĂ il y avait de nombreux Ă©lĂ©ments aĂ©riens sur le radar et une image du ciel chargĂ©e, et l’attention Ă ce moment-lĂ a Ă©tĂ© portĂ©e sur un Ă©vĂ©nement d’interception de drone en mĂŞme temps Ă l’Est.
A la fin de l’enquĂŞte, le commandant de l’armĂ©e de l’air a ordonnĂ© : de doubler les contrĂ´les sur chaque cible aĂ©rienne, afin que mĂŞme en cas d’erreur, il y ait une autre paire de yeux pour surveiller d’autres menaces similaires, et aussi pour augmenter l’avion patrouille au-dessus de la mer MĂ©diterranĂ©e.
Depuis le début de la guerre, environ 1 000 véhicules aériens sans pilote ont été lancés sur le territoire israélien. Parmi eux, environ 320 ont été interceptés.
Sur les 300 drones lancés depuis la zone nord par le Hezbollah, environ 150, soit environ la moitié, ont été interceptés. Des pourcentages faibles qui illustrent le défi des interceptions, notamment contre le Hezbollah au nord.
Une trentaine de frappes efficaces de drones ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es au dĂ©but de la guerre (c’est-Ă -dire des frappes de drones ayant causĂ© des dĂ©gâts ou des victimes).








