« La Syrie a plus changĂ© en moins d’une semaine qu’Ă aucun autre moment au cours des 50 dernières annĂ©es », a dĂ©clarĂ© hier Blinken après avoir rencontrĂ© des diplomates du Moyen-Orient et d’Europe Ă Aqaba. La chute d’Assad a plongĂ© la rĂ©gion dans le chaos, renforcĂ© le rĂ´le de la Turquie, privĂ© l’Iran de son plus proche alliĂ© et renouvelĂ© les questions sur le sort des minoritĂ©s religieuses en Syrie.
Blinken a dĂ©clarĂ© que les États-Unis et leurs partenaires du Moyen-Orient s’Ă©taient mis d’accord sur des principes sur lesquels le gouvernement intĂ©rimaire syrien pourrait ĂŞtre reconnu et soutenu. Avant tout, les nouvelles autoritĂ©s syriennes doivent respecter les droits des minoritĂ©s et des femmes, le gouvernement doit ĂŞtre reprĂ©sentatif, il ne doit y avoir aucune tolĂ©rance envers les groupes terroristes et toutes les armes chimiques (restĂ©es aux mains des rebelles après les bombardements israĂ©liens et amĂ©ricains) doivent ĂŞtre dĂ©truit.
Blinken a admis pour la première fois que les États-Unis avaient des contacts directs avec Hayat Tahrir al-Sham (toujours rĂ©pertoriĂ©e comme organisation terroriste par les États-Unis). Selon le Washington Post , l’administration Biden n’avait pas admis avoir de contacts directs avec les dirigeants de HTS, affirmant que tous les signaux leur Ă©taient transmis via la Turquie.
Après avoir rencontrĂ© le roi Abdallah II et le ministre jordanien des Affaires Ă©trangères, Blinken s’est envolĂ© pour la Turquie pour rencontrer le prĂ©sident Erdogan avant de se rendre Ă Bagdad vendredi. Samedi, le secrĂ©taire d’État est retournĂ© Ă Aqaba, oĂą a eu lieu une dernière discussion sur la situation en Syrie avec des reprĂ©sentants des États du Moyen-Orient et d’Europe. Ă€ la fin des nĂ©gociations, les participants Ă la rĂ©union ont dĂ©clarĂ© qu’« il existe enfin une chance de mettre fin Ă dix ans d’isolement de la Syrie ».





