Le contrĂ´leur d’État, les pompiers, une commission parlementaire, des policiers responsables – quiconque n’a pas rĂ©digĂ© de rapports sur l’inaptitude du complexe du mont Meron Ă organiser des Ă©vĂ©nements de masse. L’ingĂ©nieur civil Nachum Cohen, selon lui, a personnellement averti les grands rabbins d’IsraĂ«l Ă ce sujet et leur a expliquĂ© Ă quel point il est dangereux de rassembler dans un tel endroit des foules de milliers de personnes.
Dans un entretien avec Hadashot 13, l’expert a dĂ©clarĂ© que l’organisation sĂ©farade, qui possède la majeure partie du complexe sur le mont Meron, lui avait commandĂ© un projet de reconstruction du territoire. Au cours de son travail, il Ă©tait convaincu que, dans sa forme actuelle, le complexe de structures autour de la tombe de Rashbi posait «toutes les menaces imaginables» et Ă©tait catĂ©goriquement inadaptĂ© Ă la tenue d’Ă©vĂ©nements, mĂŞme Ă petite Ă©chelle, avec des centaines de participants.
Essayant d’obtenir l’approbation de son projet de reconstruction, l’ingĂ©nieur a expliquĂ© la gravitĂ© de la situation Ă toutes les autoritĂ©s responsables, de la commission de planification et de construction du ministère de l’IntĂ©rieur au grand rabbinat. Mais, selon Cohen, en raison de la discorde entre les communautĂ©s religieuses, il n’a pas Ă©tĂ© possible d’approuver le projet et les avertissements de l’expert ont Ă©tĂ© ignorĂ©s par tout le monde. Les grands rabbins «ne pouvaient s’entendre entre eux» et les autoritĂ©s de l’État continuaient Ă considĂ©rer que tout cela Ă©tait «une affaire interne des haredi».
L’ancien prĂ©sident de la commission de contrĂ´le de la Knesset, Yoel Hasson, faisait Ă©galement partie de ceux qui ont averti le gouvernement de la catastrophe imminente sur le mont Meron et ont exigĂ© la nationalisation du sanctuaire.





