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Les héros du clavier qui répandent des rumeurs ont encore une fois assassiné notre famille »

Uri Danino, Carmel Gat, Aden Yerushalmi, Hirsch Goldberg-Polin, Alex Lobnov et Almog Sarosi, dont la mĂ©moire est bĂ©nie, ont Ă©tĂ© assassinĂ©s par le Hamas et leurs corps ont Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ©s dans un tunnel Ă  Rafah ce week-end par les forces de Tsahal. Ces personnes enlevĂ©es ont Ă©tĂ© assassinĂ©es ces derniers jours. Le tunnel dans lequel ils Ă©taient dĂ©tenus se trouvait Ă  un kilomètre de celui oĂą Ă©tait dĂ©tenu l’otage libĂ©rĂ©, Farhan al-Qadi, quelques jours plus tĂ´t.

Elhanan Danino, le père de Uri, a dĂ©clarĂ© avoir appris la mort de son fils bien des heures avant l’annonce officielle des reprĂ©sentants de Tsahal, en raison des rumeurs qui circulaient sur Internet. « Il est important pour moi de dire Ă  ces hĂ©ros du clavier qui nous ont assassinĂ©s samedi soir Ă  partir de vingt heures : vous traitez des droits de l’homme. Ces rumeurs nous sont parvenues avant que nous recevions le message officiel. Ils ont encore une fois assassinĂ© notre famille. Je vous en supplie, arrĂŞtez. Vous avez affaire Ă  un meurtre, rien de moins et rien de plus. Quiconque ne peut pas comprendre cela, qu’il vienne vers moi et lui explique ce qui nous est arrivĂ© en tant que famille de huit heures du soir jusqu’Ă  quatre heures du matin. Je me tourne d’ici vers l’État – tant que les responsables du clavier ne seront pas derrière les barreaux, rien ne changera ici. »

 

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« Ce matin, nous avons reçu la nouvelle la plus difficile de toutes. Le Saint, bĂ©ni soit-Il, a voulu diffĂ©remment de ce que nous pensions, espĂ©rions et attendions. Uri Ă©tait un soldat de Tsahal, comme tout le monde le sait aujourd’hui. Nous n’avons pas beaucoup parlĂ© au cours des 11 derniers mois parce que nous ne savions pas ce que l’ennemi savait de lui, donc nous Ă©tions un peu sans voix. Depuis 2018, Uri est dans Tsahal, dans les unitĂ©s de combat. MĂŞme lorsqu’il Ă©tait en danger, il s’est battu pour sauver les gens. Il ne s’est pas regardĂ©, n’a pas vu sa propre vie, mais celle des autres. C’est l’ADN d’un guerrier.

Uri Danino, enlevé lors d'une fête dans la nature près de Ra'im (photo : avec l'aimable autorisation de la famille)
Feu Uri Danino | Photo : Avec l’aimable autorisation de la famille

Vous ont-ils expliquĂ© ce qui s’est passĂ© ?
« Nous n’avons pas voulu dĂ©ranger les forces de sĂ©curitĂ© qui accomplissaient un travail sacrĂ© et nous n’avons pas abordĂ© ce qui s’est passĂ© avant Sim’hat Torah. Nous aurons plus de temps pour vĂ©rifier et dĂ©couvrir autant que possible. Nous ne nous attardons pas sur le passĂ© mais en regardant vers l’avenir. Nous faisons actuellement face Ă  une perte très difficile, mais avec la foi que celui qui nous a gardĂ©s sains d’esprit et en bonne santĂ© pendant 11 mois nous maintiendra en vie pendant encore de nombreuses annĂ©es, je crois fermement qu’Uri prie pour ses frères, les siens, ma mère et Ă  moi d’en haut. Uri Ă©tait le chef de la famille, le fils aĂ®nĂ©, le leader de la sociĂ©tĂ©, un homme souriant, gĂ©nĂ©reux et combattant, et c’est comme ça qu’il restera avec nous.

Uri aurait peut-ĂŞtre eu une chance de sauver sa peau, de s’Ă©chapper, mais il a choisi de revenir pour le bien des autres.
« Uri s’Ă©tait dĂ©jĂ  enfui, il Ă©tait dĂ©jĂ  hors de la zone infernale, mais il est revenu pour sauver des gens qu’il connaissait quelques heures auparavant. C’est un privilège. Celui qui sauve une âme en IsraĂ«l, sauve un monde. C’est l’Ă©ducation dans laquelle j’ai grandi, c’est l’Ă©ducation que j’ai transmise Ă  mes enfants. Je suis heureux qu’Uri soit comme ça. Au moment de vĂ©ritĂ©, aucun de nous ne s’attendait Ă  ce que la fin soit si difficile, mais nous acceptons le dĂ©cret parce que c’est un dĂ©cret d’en haut.

Attendez-vous un appel téléphonique et un compte rendu du Premier ministre et du chef de cabinet ?
« J’ai reçu des mises Ă  jour rĂ©gulières lorsque j’en avais besoin, mais j’Ă©vite plutĂ´t de telles rĂ©unions. Je suspends ma vie au Saint, bĂ©ni soit-Il, la vie de mes enfants au Saint, bĂ©ni soit-Il. Je crois que les forces de sĂ©curitĂ© font de leur mieux pour nos enfants, nos captifs et nos personnes enlevĂ©es. Quiconque souhaite faire ses comptes, mais pour le moment, dans ces moments difficiles, je n’en parle pas. Quand je trouverai appropriĂ© de dire mes mots, si je trouve cela appropriĂ©, je le dirais. »