Samedi soir, la direction de l’hĂ´pital de Soroka a rapportĂ© qu’un autre mĂ©decin s’Ă©tait suicidĂ© au travail, le quatrième au cours de la dernière annĂ©e et demie.
« Avec une profonde tristesse, nous signalons la mort tragique d’un travailleur mĂ©dical … La direction de l’hĂ´pital organise une rĂ©union d’urgence Ă la suite des cas tragiques et informe de leurs prochaines Ă©tapes », a indiquĂ© le communiquĂ© de presse.
Les suicides Ă rĂ©pĂ©tition, dans le centre mĂ©dical de Beersheba «Soroka» ont commencĂ© Ă en dĂ©cembre, après le suicide du Dr Mark Preiskel. C’Ă©tait le troisième cas après que le chef du dĂ©partement de chirurgie plastique, âgĂ© de 59 ans, Alex Berezovsky s’est pendu en juillet 2018, et en octobre de la mĂŞme annĂ©e, le Dr Avi Shimoni, qui dirigeait le dĂ©partement de chirurgie cardiaque, s’est tuĂ© par balle.

Les journalistes de Yediot Ahronot ont tentĂ© de savoir ce qui se passait dans le plus grand centre mĂ©dical du sud du pays et ont liĂ© une sĂ©rie de suicides Ă une surcharge excessive de mĂ©decins et de stagiaires Ă l’hĂ´pital de Soroka. La direction de l’hĂ´pital s’est opposĂ©e Ă cette explication et a assurĂ© qu’elle entourait le personnel avec attention et soin.
Deux internes de l’hĂ´pital ont Ă©tĂ© envoyĂ©s dans une clinique psychiatrique pour dĂ©pression.
Un responsable de l’hĂ´pital avec lequel les mĂ©dias israĂ©liens se sont entretenus a fortement attaquĂ© la direction:  » Il y a eu quatre suicides depuis un an et demi et il y aura encore plus … car il n’y a aucune rĂ©ponse aux problèmes de surcharges de travail Ă Soroka . Cet hĂ´pital est le pire endroit du pays en termes de gestion du temps de travail du personnel mĂ©dical .  »
Ajoutant :  » Toute personne qui travaille 340 heures par mois, qui doit manger, ne se nourrira que de pain blanc et de fromage, et pendant ces heures, elle est Ă©galement censĂ©e voir ses enfants et sa famille, c’est impossible de vivre ainsi … », dit la source. Les mĂ©decins ne sont pas interviewĂ©s après avoir travaillĂ© 26 heures d’affilĂ©e, ils sont interrogĂ©s quand ils sont souriants et heureux… »




