Les médias et réseaux sociaux iraniens accusent la Russie et la Syrie de trahir les Gardiens de la révolution

 La presse et les citoyens iraniens dĂ©battent de la possible participation de la Russie et de la Syrie Ă  la fourniture d’informations Ă  IsraĂ«l sur la localisation des officiers des Gardiens de la RĂ©volution avant l’attaque prĂ©cise d’il y a quelques semaines Ă  Damas.

Ces spĂ©culations surviennent alors que des responsables iraniens radicaux appellent Ă  rĂ©agir rapidement Ă  l’attaque israĂ©lienne du 1er avril qui a visĂ© le consulat perse Ă  Damas, la capitale syrienne, et qui a entraĂ®nĂ© la mort de deux gĂ©nĂ©raux Qods des Gardiens de la rĂ©volution et de cinq autres officiers.

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Pendant ce temps, de hauts commandants militaires iraniens ont maintenu leur position selon laquelle l’Iran riposterait à tout moment qu’il jugerait approprié.

D’un autre côté, des rapports de certains médias arabes indiquent que l’Iran pourrait s’abstenir de représailles contre Israël s’il abandonnait l’attaque contre Rafah (sa prononciation correcte est Rafaj) dans le cadre de son conflit avec le Hamas.

Dans un article publiĂ© le 8 avril, Masih Mohajeri, influent rĂ©dacteur en chef du journal Jomhouri Eslami, créé par Khameini en 1979, s’interroge : « Pourquoi la Russie, qui contrĂ´le l’espace aĂ©rien syrien, n’a-t-elle pas empĂŞchĂ© l’attaque de cibles iraniennes en Syrie ? »

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Masih Mohajeri, rédacteur en chef influent du journal Jomhouri Eslami.

« Nous avons subi de nombreuses pertes en Syrie ces derniers mois et cela est sans doute dĂ» Ă  la trahison de ceux qui ont rĂ©ussi Ă  s’infiltrer dans nos rangs », Ă©crit-il.

Depuis décembre, Israël a éliminé 18 officiers et hauts responsables des Gardiens de la révolution en Syrie, dans ce qui semble être une campagne systématique visant à réduire l’activité des émissaires iraniens à l’intérieur de ses frontières.

Presque tous les généraux et officiers des Gardiens de la révolution stationnés en Syrie et au Liban sont là pour coordonner les activités des forces afghanes, irakiennes, syriennes et libanaises.

« Nous avons alertĂ© Ă  maintes reprises au cours des derniers mois, mais il semble que personne n’ait entendu ces avertissements. Les responsables iraniens se sont-ils dĂ©jĂ  demandĂ©s pourquoi de telles attaques n’ont jamais eu lieu contre les troupes russes en Syrie et pourquoi les dĂ©fenses aĂ©riennes russes n’empĂŞchent pas les crimes d’IsraĂ«l contre l’Iran ? , a Ă©crit le rĂ©dacteur en chef du journal Jomhouri Eslami

L’Iran avait prĂ©cĂ©demment exhortĂ© la Syrie Ă  mener une enquĂŞte conjointe sur cette question après l’assassinat de Seyed Razi Moussavi en dĂ©cembre.

Cependant, l’Iran semble avoir dĂ©couvert que les services de renseignement syriens et la garde prĂ©sidentielle syrienne avaient compromis l’enquĂŞte, comme indiquĂ© dans un tweet du 9 avril.

Le long tweet affirme que « l’Iran et le Hezbollah ont mené des enquêtes distinctes qui ont révélé l’implication d’infiltrés iraniens et d’agents syriens ». Si ces informations se confirment, il est peu probable que Bachar al-Assad n’en ait pas eu connaissance.

Le tweet n’exclut cependant pas le rôle potentiel des troupes russes en collaboration avec les responsables syriens. Le Hezbollah reconnaît que nombre de ses membres qui ont été tués lors des frappes aériennes israéliennes depuis le 7 octobre étaient en contact d’une manière ou d’une autre avec les services de renseignement russes et syriens, selon le communiqué.

D’autres rapports sur les réseaux sociaux indiquent également que les responsables de Damas intéressés à ce que l’Iran quitte le sol syrien ont fourni à Israël la localisation des soldats iraniens.