L’agence de propagande russe RT, « Sputnik » de WikiLeaks et un groupe de partenaires britanniques de ces organisations qui ont lancĂ© une campagne sans prĂ©cĂ©dent contre le rĂ©seau « mystĂ©rieux », « politiquement engagĂ© »,  « droit » et « pro-IsraĂ©lien » l’Ă©diteur de Wikipedia nommĂ© Philip Cross (Andrew Philip Cross).
La campagne comprend de nombreuses publications sur les réseaux sociaux, mais aussi sur les sites RT et Sputnik, WikiLeaks, et même un dossier spécial sur le site la Croix, accusant Wikipédia « de discréditer la campagne des militants anti-guerre. »
Dans la barre d’adresse du site il y a le mot « wikipedia », mais cela n’a rien Ă voir avec la communautĂ© Ă©ditoriale de l’encyclopĂ©die populaire. Les crĂ©ateurs anonymes du dossier exhortent de « ne pas faire confiance Ă Wikipedia » et se plaignent de Philip Cross au crĂ©ateur de l’encyclopĂ©die de rĂ©seau, Jimmy Wales.
Ils blâment un Ă©diteur expĂ©rimentĂ© avec quinze ans d’expĂ©rience et lui imputent des dommages comme des « informations fausses et non confirmĂ©es ». La Croix a reconnu comme parfait fondateur de « Wikipedia » Jimmy Wales. Cependant, en raison de nombreuses accusations publiĂ©es par un anonyme sur la page Ă©ditoriale de la Croix, le site a pour le moment cessĂ© d’Ă©diter des articles « jusqu’Ă nouvel ordre ».
Presque tous les Britanniques qui se plaignent de Philip Cross sont connus pour leur coopĂ©ration Ă©troite avec la propagande de l’Etat russe. Le rĂ©dacteur en chef particulièrement gĂŞnant de « Wikipedia » le parlementaire britannique George Galloway, qui au plus fort de la crise en Ukraine a travaillĂ© et a reçu un bon salaire par Russia Today. Galloway se plaint que Philip Cross a apportĂ© jusqu’Ă 1700 rĂ©visions Ă sa biographie, et a mĂŞme annoncĂ© une rĂ©compense de 1.000 livres britanniques pour avoir divulguĂ© des informations personnelles sur cette personne.
Un autre militant de la Croix, un ancien ambassadeur britannique en OuzbĂ©kistan, Craig Murray, rĂ©gulièrement citĂ© par les mĂ©dias russes comme un expert faisant autoritĂ© sur les questions les plus politiquement sensibles (comme l’empoisonnement au Skripal, l’ingĂ©rence de la Russie dans la campagne prĂ©sidentielle et dans les attaques chimiques des États – Unis en Syrie et ainsi de suite.) oĂą il expose invariablement les faits « alternatifs » et les thĂ©ories qui correspondent Ă la position du Kremlin. M. Murray craint que l’information contenue dans Wikipedia sur les auteurs de tels documents puisse saper la confiance des lecteurs :
« Un simple lecteur peut trĂ©bucher sur un article sur le sujet de la version officielle (par exemple) dans le cas de Skripal est susceptible de faire appel à   » Wikipedia  » pour plus d’informations sur l’auteur de l’article. Autrement dit, après l’examen d’une biographie de l’activiste anti-guerre, nous arrivons Ă la conclusion que ce sont des gens peu fiables et non crĂ©dibles », – dit Murray.
« Philip Cross » est soit une personne très Ă©trange, ou c’est une fausse personne derrière laquelle une opĂ©ration est payĂ©e pour contrĂ´ler le contenu de Wikipedia « , a dĂ©clarĂ© l’ancien diplomate britannique.
L’Ă©diteur « Pro-IsraĂ©lien » est appelĂ©, apparemment, pour exposer les vues antisĂ©mites de certains partis d’« ultra-gauche » britannique de l’environnement du travail de Jeremy Corbyn. L’autre jour, par exemple, il a rappelĂ© que l’exclusion du parti travailliste, fait suite, Ă la publication de l’ancien maire de Londres, Ken Livingstone, montrant des caricatures antisĂ©mites, mĂŞme quand il Ă©tait rĂ©dacteur en chef du Parti rĂ©volutionnaire des travailleurs ».






