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Les « religieuses du cannabis » , un document qui dit que la loi israélienne est indifférente et sobre face à la souffrance

C’est un film sur des religieuses qui cultivent du cannabis aux États-Unis et un pays appelĂ©  » IsraĂ«l » qui traite brutalement ses citoyens qui ont besoin de cannabis…

Il n’est pas justifiĂ© de regarder ce film maussade sur des femmes qui cultivent du cannabis, simplement parce qu’elles portent un bonnet de religieuse au lieu d’un chapeau.
Christine Mayosin, une rĂ©sidente du comtĂ© de Merced, en Californie a commencĂ© Ă  cultiver du cannabis mĂ©dical, non pas pour aider les malades, mais pour des raisons plus commerciales. Elle Ă©tait simplement Ă  la recherche d’un mĂ©tier. Au cours des 17 dernières annĂ©es, son mari l’a abandonnĂ©e, elle et ses enfants, quand il lui enlève ses Ă©conomies et pas moins d’un million de dollars. Son beau-frère l’a violemment chassĂ©e de chez lui Ă  la suite de dĂ©saccords. Elle a vĂ©cu quelques mois dans la rue en tant que femme sans abri, puis elle a juste eu l’idĂ©e de commencer Ă  cultiver du cannabis.

On ne sait pas quand elle a dĂ©cidĂ© de mettre le bonnet des religieuses sur sa tĂŞte. Il est fort possible que sa relation troublĂ©e avec les hommes l’ait amenĂ©e Ă  prendre la dĂ©cision de couper tout contact, du moins personnellement. Après tout cela vient l’idĂ©ologie de la sociĂ©tĂ© vis-Ă -vis des autres religieuses et d’aider les malades mais, comme on dit, il n’y a pas de film sans ajouter la touche provocatrice.

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Le comtĂ© de Merced en Californie, oĂą vit la femme et oĂą le film a Ă©tĂ© tournĂ©, n’est pas, pour le moins, le plus dĂ©veloppĂ© et le plus avancĂ© d’AmĂ©rique. Pourtant, il est beaucoup plus humain et avancĂ© que tout autre petit comtĂ© situĂ© dans un coin reculĂ© du monde appelĂ© « IsraĂ«l ». Chaque rĂ©sident est autorisĂ© Ă  cultiver jusqu’Ă  12 plantes de cannabis pour son propre usage mĂ©dical, avec l’idĂ©e logique et raisonnable que le cannabis soulage la douleur des patients dans un Ă©tat grave et qu’il ne serait pas humain de les empĂŞcher de prendre des mĂ©dicaments pour leur douleur.

Dans l’Ă©tat de la province appelĂ©e « IsraĂ«l », la force qui pousse les autoritĂ©s, lorsqu’elles viennent Ă  la rencontre de citoyens en dĂ©tresse, est l’indiffĂ©rence. IndiffĂ©rence face Ă  la douleur, Ă  l’indiffĂ©rence et au bâillement de leur engagement Ă  diriger le pays pour lequel on leur confie de la compassion, par souci d’efficacitĂ©, par sens du devoir – de l’indiffĂ©rence.

En mars, chaque citoyen a droit Ă  12 plantes. En « IsraĂ«l », les citoyens doivent se rĂ©former. Suite Ă  la rĂ©forme, il paye un prix beaucoup plus Ă©levĂ© pour le cannabis qu’il avait payĂ© avant la rĂ©forme. S’il est toujours un grand père, il doit errer dans les pharmacies du pays  ou acheter du cannabis illĂ©galement, et espĂ©rer que la police ne l’attrapera pas uniquement parce que le cancer le tue.