LES ROSENBERG NE SONT PAS MORTS

 

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Non ! Je ne vais pas vous parler ici de Julius et Ethel Rosenberg, ces espions communistes condamnĂ©s Ă  mort aux States en 1951 et dont le cĂ©lèbre film, « Les Rosenberg ne doivent pas mourir ! », fit partie de l’arsenal soviĂ©tique de propagande visant Ă  crĂ©er une campagne d’opinion internationale en leur faveur. Je pense ici aux monstres spirituels engendrĂ©s par un homonyme : Alfred Rosenberg, l’un des principaux idĂ©ologues du nazisme et de son antisĂ©mitisme rabique. Rien donc Ă  voir avec les premiers… quoique entre « Parti ouvrier allemand national socialiste » et communisme, la diffĂ©rence criminelle n’est pas bien grande en nombre et ce n’est point un hasard si le moustachu teuton et le moustachu gĂ©orgien (Que leur nom disparaisse Ă  jamais de dessous les Cieux !) s’entendaient – au dĂ©part – comme larrons en foire.

 

En Europe, aujourd’hui, une alliance gaucho-Ă©lectoralistes, composant la majoritĂ© des Ă©lus du Parlement des 28, a repris Ă  son compte l’un des principes de celui qui fut condamnĂ© Ă  mort Ă  Nuremberg en 1946 : les « Territoires judenrein »,  « nettoyĂ©s des Juifs » selon la charmante expression de la langue de Goethe. Imaginez que n’importe quel pays occidental interdise, par exemple, aux Arabes et/ou aux musulmans de s’établir – simplement en raison de leur race ou de leur religion – dans une de ses rĂ©gions. Cela crĂ©erait, Ă  coup sĂ»r, la fureur de toutes les organisations droit-de-l’hommistes qui crieraient au racisme, Ă  l’islamophobie, au respect de la multiculturalitĂ© et que sais-je encore !? Nos Ă©lus s’étrangleraient de rage aux diverses tribunes politiques et… ce serait Justice ! Pourtant, la plupart de nos dĂ©putĂ©s nationaux et de ceux qui siègent au « Caprice des dieux » (Un beau fromage sis Ă  Bruxelles, place du Luxembourg, oĂą ils ont fait leur trou !) considèrent comme un « devoir moral » que d’interdire Ă  des Juifs d’habiter en JudĂ©e-Samarie et Ă  JĂ©rusalem-est. Je souligne « aux Juifs seulement », leur provenance nationale n’étant point, par elle-mĂŞme, motif d’exclusion. (Pour preuve, ils n’ont aucune objection Ă  ce qu’un IsraĂ©lien s’y installe… pour autant que celui-ci soit musulman, druze, chrĂ©tien ou mĂŞme bouddhiste !) Il en va de mĂŞme pour tout achat d’un immeuble ou propriĂ©tĂ©, de la mise en valeur agricole d’un terrain jusque lĂ  laissĂ© en jachère depuis des siècles. A l’instar de l’Allemagne nazie, un boycott des produits « juifs » provenant de lĂ  est mĂŞme soutenu par nombre d’euro-dĂ©putĂ©s et le droit lĂ©gitime de self-dĂ©fense qu’exercent « ces pelĂ©s, ces galeux » est rĂ©gulièrement battu en brèche par les Ă©lus du Vieux Continent. Cela se nomme, ne leur en dĂ©plaise, « antisĂ©mitisme » et se situe dans la droite ligne de la pensĂ©e du IIIème Reich

 

Prenons le cas rĂ©cent de l’acquisition Ă  Silwan (quartier de JĂ©rusalem), par une sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine (Kendall Finance), de 25 appartements. Avant 1948, ces habitations appartenaient Ă  des Juifs, expulsĂ©s ou massacrĂ©s lors de l’occupation par la LĂ©gion arabe de cette partie de la ville du Roi David. Qu’importe ! Elles ont Ă©tĂ© rachetĂ©e (un très gros prix) aux squatters arabes qui s’y Ă©taient installĂ©s depuis et – C’est lĂ©gitime ! –  leur nouveau propriĂ©taire y a autorisĂ© des locataires de son choix Ă  y vivre. Acte d’achat officiel peut ĂŞtre prouvĂ©. Oui mais voilà ! Les politiciens de Bruxelles/Strasbourg se fâchent, soutenus par un Hussein Obama dont le frère est un haut dirigeant salafiste : « La prĂ©sence de Juifs Ă  cet endroit (entendez : cet endroit  judenrein !) est un obstacle Ă  la paix ! » s’exclament-ils. Il est pourtant Ă  noter que c’est ces mĂŞmes personnages qui imposent Ă  leurs populations – toujours au nom d’une utopique « paix entre les peuples » – la mixitĂ© multiculturelle dans leurs villes…Allez comprendre !

 

Il en va de même concernant un projet de construction de 2.600 logements à Guivat hamatoss (toujours dans les limites de la ville de Jérusalem). Bien qu’un millier de ceux-ci soient réservés à des habitants arabes, les chancelleries occidentales menacent : « Si cette décision était maintenue, elle marquerait la création d’une nouvelle colonie (…) On ne peut prétendre plaider pour une solution et, dans le même mouvement, agir contre celle-ci, sans que des conséquence en soient tirées, notamment au sein de l’Union européenne. » éructe ainsi le Sinistre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius (En langage « diplomatique », il s’agit de la menace de sanctions).

 

« Tout est de la faute d’IsraĂ«l ! » : antienne connue depuis des siècles et des siècles que l’on croyait – Ă  tort – s’être dĂ©finitivement tue après la Shoah. Mais non ! La poche Ă  venin – provisoirement tarie pour avoir trop servi – s’est Ă  nouveau remplie et les serpents cracheurs se sont dissĂ©minĂ©s dans tous les forums internationaux. On en trouve partout : Ă  l’extrĂŞme-gauche, Ă  gauche, au centre, Ă  droite et Ă  l’extrĂŞme-droite. Ainsi, selon le discours Ă  l’ONU de Elio Di Rupo, Premier ministre belge en affaires courantes, la paix du monde serait menacĂ©e par l’Etat Juif… qui compte Ă  peine quelque dix millions d’habitants. Le crime de ses dirigeants ? Vouloir des frontières sĂ»res et reconnues, dĂ©fendre ses citoyens d’attaques quasi-quotidiennes de mortiers et de missiles, ne pas avoir Ă  dĂ©plorer autant de morts que ceux qui l’agressent, nĂ©gocier sans accepter de cĂ©der Ă  l’ensemble des exigences d’ennemis dont le but dĂ©claré (Tant dans la Chartes du Fatah’ de Mah’moud Abbas, jamais abrogĂ©e, que dans celle du H’amas… les premiers voulant procĂ©der par Ă©tapes, les autres voulant tout immĂ©diatement !) est la conquĂŞte totale d’un pays n’ayant jamais existĂ©, qu’ils nomment « la Palestine », et qui comprend aussi bien Tel Aviv, HaĂŻfa, TibĂ©riade, Ashdod que HĂ©bron, JĂ©rusalem-est, Ramallah ou JĂ©richo. Il va en effet de soi, dans la logique malade de ceux qui gouvernent (si mal) l’Europe que si les Nord-CorĂ©ens ont acquis la bombe atomique, ce n’est que pour se dĂ©fendre contre Natanyahou et les quelques centaines de milliers de « colons » juifs qui, Ă  l’instar d’Alexandre le Grand, n’ont pour but – « C’est bien connu ! » – que de conquĂ©rir, au dĂ©part de leur Etat encore moins Ă©tendu que la Belgique, l’Asie avec ses 44 millions de m² et ses trois milliards d’habitants ; que si les « fous d’Allah » dĂ©capitent, violent, crucifient, vendent comme esclaves tous ceux qui ne partagent pas entièrement leur foi – tant en Irak, qu’en Syrie, qu’au Nigeria, Mali et autres territoires sous leur coupe – c’est uniquement la faute de ces Juifs qui ont le front d’installer des barrages de contrĂ´le sur les routes (Comme le font toutes les polices du monde !) de JudĂ©e-Samarie pour empĂŞcher les terroristes de circuler librement ; que si TOUS les pays possĂ©dant des frontières aux marches de l’Islam doivent lutter contre les djihadistes de tous poils, il ne s’agit que d’une rĂ©action « bien comprĂ©hensible » de ces derniers, due au fait que des « youpins » (Oups…Pardon ! Le terme moderne est « sionistes ») prĂ©tendent vivre pacifiquement sur un lopin de terre oĂą vivaient leurs ancĂŞtres avant d’en ĂŞtre chassĂ©s ; que les attentats du 11 Septembre, de Londres, de Madrid et autres sont excusables par le fait que des magistrats impartiaux de l’Etat dĂ©mocratique hĂ©breu aient osĂ© juger utile de mettre Ă  l’ombre des « rĂ©sistants palestiniens » qui ont fait bien pire. (Un kamikaze islamiste agissant dans une ville occidentale est un « terroriste »…s’il agit de mĂŞme façon en IsraĂ«l, c’est – pour ces Messieurs – un « rĂ©sistant » !)

 

Oh ! Je connais le contre-argument : « On ne peut pas critiquer l’Etat d’IsraĂ«l sans ĂŞtre traitĂ© d’antisĂ©mite ! » Je rĂ©pondrai que « Si ! »… pour peu que la critique se base sur une logique cohĂ©rente, sur des faits rĂ©els, et non sur deux sortes de critères diffĂ©rents : un pour l’ensemble des nations et un autre spĂ©cifiquement pour Etat Juif. A partir du moment oĂą il existe discrimination envers les descendants d’Avraham, Ytzh’ak et Ya’acov – parce que tels – cette attitude se situe dans la continuation de la « philosophie » monstrueuse du national-socialisme. Une petite restriction toutefois : les nazis, eux, avaient la franchise d’exposer au grand jour leur antisĂ©mitisme et n’enrobaient pas, comme le font les dirigeant europĂ©ens actuels, le cyanure sous une couche de sucre afin de mieux faire passer la pilule Ă  leurs populations… Populations oĂą, aujourd’hui et malgrĂ© une propagande mĂ©diatique digne du StĂĽrmer, il reste encore des gens honnĂŞtes qui cherchent la vĂ©rité !

 

Yéh’ezkel Ben Avraham