L’Ă©limination de ce commandant du Hezbollah Samir Quntar dans un raid aĂ©rien de l’Air Force israĂ©lienne a Ă©tĂ© saluĂ©e par les IsraĂ©liens de l’autre cĂ´tĂ© du spectre politique ce dimanche.
Quntar a Ă©tĂ© largement honni en IsraĂ«l pour son rĂ´le dans une attaque terroriste en 1979 par le Front de libĂ©ration de la Palestine, aujourd’hui disparu, au cours de laquelle les terroristes ont enlevĂ© un père israĂ©lien et sa fille de 4 ans dans la ville de Nahariya, puis les ont brutalement exĂ©cutĂ©s sur une plage voisine.
Quntar a battu lui-mĂŞme l’enfant Ă mort avec la crosse de son fusil et sa sĹ“ur a Ă©tĂ© accidentellement Ă©touffĂ©e Ă mort par la mère terrifiĂ©e, lorsqu’elle l’a empĂŞché de crier.
Il a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© après avoir purgĂ© près de 30 ans sur une peine de 47 ans en 2008, il a rejoint le Hezbollah, et a Ă©tĂ© reconnu comme un hĂ©ros par le groupe terroriste islamiste chiite. Il a Ă©tĂ© nommĂ© au statut de commandant. Il aurait Ă©tĂ© ciblĂ© dans un raid aĂ©rien prĂ©cĂ©dent, mais il en est sorti indemne. Les avions israĂ©liens ont finalement trouvĂ© leur cible, samedi soir, effaçant un bâtiment près de Damas oĂą il avait vĂ©cu avec un certain nombre d’autres commandants du Hezbollah.
Mais les IsraĂ©liens ne sont pas les seuls Ă cĂ©lĂ©brer l’Ă©limination de Quntar.
Dans une illustration des complexitĂ©s politiques Ă©voquĂ©es par la guerre civile en Syrie, de nombreux membres de l’opposition syrienne musulmane majoritairement sunnite ont rĂ©agi dans les mĂ©dias sociaux Ă la suite de l’intervention de Tsahal et on remerciĂ© l’Etat juif pour cette Ă©limination.
Le Hezbollah a joué un rĂ´le violent pendant le rĂ©gime de Bachar al-Assad Ă la demande de l’Iran, ce qui a entraĂ®nĂ© une haine intense pour la plupart des musulmans sunnites.
De nombreux comptes de l’opposition en langue arabe Ă©taient plus explicites, y compris celui-ci en lui souhaitant « l’enfer et bon dĂ©barras ».
Et celui-ci, avec  la célébration de «bonnes nouvelles» et souhaitant que « tous les chiens libanais en Syrie est la même fin ».
Ce Druze libanais de naissance a été adulé après sa libération, et il a même reçu des distinctions honorifiques du dictateur syrien Bachar al-Assad lui-même, ainsi que du Hezbollah et du gouvernement iranien, qui a souligné son statut du plus ancien prisonnier à  être libéré dans un tel échange avec Israël.
Pourtant, malgrĂ© son Ă©norme valeur symbolique Ă ce qu’on appelle « l’axe de rĂ©sistance » de l’Iran , Quntar, avait relativement peu d’importance au Liban.
Au cours des dernières années, le Hezbollah a cherché à utiliser ses liens avec la communauté druze et à poursuivre ses objectifs en Syrie, dans le déploiement dans les provinces du sud du pays déchiré par la guerre pour encourager (avec des fonds suffisants) les Druzes syriens à se joindre aux pro-Assad .
Mais il a toujours échoué dans sa tâche ; la population druze de Syrie a grandi rapidement et leurs droits ont été privés avec le régime Assad. Alors que le régime était désireux de recruter des jeunes hommes druzes et de les déployer dans le pays, Damas a essentiellement abandonné à leur sort les bastions druzes stratégiques sans importance.
L’ajout de sel sur la plaie, l’assassinat de Quntar a probablement Ă©tĂ© aidĂ© au moins indirectement par la Russie, un alliĂ© stratĂ©gique d’Assad. En vertu d’un accord conclu entre JĂ©rusalem et Moscou, les deux forces aĂ©riennes israĂ©liennes et russes se sont informĂ©es mutuellement.




