Ces artefacts inestimables en hĂ©breu ont Ă©tĂ© sauvĂ©s suite Ă la guerre en Irak qui a permis l’arrestation de Saddam Hussein. Aujourd’hui, ils sont sur ​​le point de retourner en Irak alors que le pays est une fois de plus en train d’imploser.
En 2003, peu de temps après que la fumĂ©e dĂ©gagĂ©e par les bombes des soldats amĂ©ricains, les hommes ont dĂ©couvert Ă travers les dĂ©tritus du ministère de l’intelligence de Saddam Hussein des tonnes de documents gorgĂ©s d’eau Ă©crit en hĂ©breu.
Ce sont tous des trĂ©sors volĂ©s aux Juifs d’Iran, y compris une Bible du 16e siècle, des fragments de parchemin de torah, des livres scolaires en hĂ©breu et des sermons en manuscrits. Ce sont les quelques-uns des derniers hĂ©ritages de l’ancienne communautĂ© juive sur le point de disparaĂ®tre.
Plus d’une dĂ©cennie plus tard, les reliques sont logĂ©es en toute sĂ©curitĂ© aux États-Unis, mais depuis peu, ils dĂ©clenchent une polĂ©mique internationale portant sur ces personnages disparates comme Judith Miller, l’ancien journaliste du New York Times, et le Dr Ruth, la sexologue octogĂ©naire, car en effet au mois de Juin, ces archives doivent retournĂ©s en Irak, oĂą leur protection ne peut ĂŞtre garantie par les cinq Juifs qui sont restĂ©s dans ce pays.
«Nous avons travaillé sur de nombreux projets intéressants, mais celui-ci est très spécial», a déclaré Doris A. Hambourg, le directeur des programmes de conservation aux Archives nationales. Elle a supervisé la restauration des biens, qui comprennent plus de 2700 livres et des dizaines de milliers de documents en hébreu, arabe et judéo-arabe.
Hambourg se rendit Ă l’Irak pendant la frĂ©nĂ©sie d’après-guerre, en commençant par rĂ©habiliter et stocker les documents d’une perle rare dans le dĂ©sert ravagĂ© par la guerre en les transportant dans un camion frigorifique. Ils ont ensuite Ă©tĂ© expĂ©diĂ©s dans des laboratoires d’archives dans le Maryland oĂą la moisissure a Ă©tĂ© enlevĂ©e et les dĂ©chirures rĂ©parĂ©es. Il a fallu des heures de rĂ©paration minutieuse et des millions de dollars en frais du contribuable, les reliques sont maintenant exposĂ©es au MusĂ©e du patrimoine juif dans le Lower Ă Manhattan.
Mais suite Ă un accord entre le ministère irakien de la Culture et les Etats Unis, tout le trĂ©sor de cette communautĂ© juive d’Irak pourrait ĂŞtre renvoyĂ©e au Moyen-Orient en dĂ©pit du manque de sĂ©curitĂ© en Irak et aucun arrangement qui satisferait les reprĂ©sentants des propriĂ©taires d’origine.
« Il n’ y a pas de communautĂ© juive en Irak pour en revendiquer la propriĂ©tĂ©, seuls les Juifs d’Irak, qui vivent en dehors de l’Irak, peuvent les rĂ©clamer», a dĂ©clarĂ© Maurice Shohet, prĂ©sident d’une organisation d’exilĂ©s juifs irakiens. Il a ajoutĂ© que les responsables irakiens ne peuvent faire la demande sur ce qui n’a jamais Ă©tĂ© la leur.
Les responsables irakiens insistent autrement. Sarhad S. Fatah, un conseiller Ă la Mission des Nations Unies en Irak, a assistĂ© en privĂ© Ă la cĂ©lĂ©bration d’ouverture du MusĂ©e le 3 FĂ©vrier (avec le Dr Ruth, et un autre client). Dans une brève entrevue, il a dit que tout accord devrait impliquer « la conservation des Archives nationales de l’Irak. »
Dans une dĂ©claration Ă la Daily Beast, l’ambassadeur Ă Washington, Lukman Faily, a ajoutĂ©: « les archives sont la propriĂ©tĂ© de l’Irak », mais a ajoutĂ©: « Nous sommes en discussions avec nos homologues amĂ©ricains pour trouver une approche crĂ©ative et le partage de ces documents. «Â
Un fonctionnaire du DĂ©partement d’État des États-Unis, en insistant sur l’anonymat, a dĂ©clarĂ© dans un e-mail de l’administration Obama qu’il comprend « les sensibilitĂ©s entourant ces articles», ajoutant que les discussions sont susceptibles de s’intensifier Ă mesure que la visite du directeur de la Bibliothèque nationale arrivera en Irak. La date de son voyage n’a pas Ă©tĂ© fixĂ©e.




