Le 17 dĂ©cembre, IsraĂ«l a commencĂ© Ă montrer de rĂ©els signes de retour Ă la normale. Les personnes enlevĂ©es qui ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©es dans le cadre de l’accord avaient dĂ©jĂ passĂ© trois semaines chez elles, les rapports faisant Ă©tat d’une « volontĂ© pour un autre accord » qui n’a pas eu lieu depuis lors et il y avait mĂŞme les premiers bourgeons d’un tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ© sur Ă©cran de tĂ©lĂ©vision, comme c’est le cas dans un pays qui a besoin d’une sorte d’Ă©vasion comme l’air pour respirer. Le 17 dĂ©cembre est Ă©galement le jour oĂą, pour la première fois, après deux mois et demi, les menottes d’Almog Meir Jan ont Ă©tĂ© retirĂ©es de ses mains et de ses pieds.
De nombreuses personnes libĂ©rĂ©es ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© interviewĂ©es par les mĂ©dias et mĂŞme si la grande majoritĂ© d’entre eux ont Ă©tĂ© Ă©mues de dire Ă quel point les manifestations l’ont renforcĂ©, que ce soit en temps rĂ©el ou rĂ©trospectivement, il y a encore ceux qui insiste pour dĂ©battre de leur nĂ©cessitĂ©.
Dans la sĂ©quence d’information interrompue des deux dernières semaines, entre Muhammad Deif et le port de Hodeidah, entre Biden et Trump, l’Ă©vĂ©nement de la divulgation de la documentation des observatrices en captivité visant Ă ramener la question des otages au sommet de l’ordre du jour, et lĂ encore, le sujet est tombĂ© en une seconde.
Mais en même temps, il y a le scénario théorique, qui, espérons-le, restera ainsi, auquel tous les Israéliens réfléchissent probablement depuis le 7 octobre : que ferais-je si j’étais là -bas ?
Si et quand, Jan a fourni un guide de survie inspirant , son traumatisme est Ă©vident Ă chaque instant, mĂŞme dans les moments lĂ©gers oĂą il parle du jour oĂą il ouvrira un groupe WhatsApp avec ses codĂ©tenus Andrey Kozlov et Shlomi Ziv, mais il est clair pour tout tĂ©lĂ©spectateur que Jan a la force mentale pour le surmonter le moment venu. Grâce Ă la relation Ă©troite qui les unit tous les trois, que personne ne peut comprendre de l’extĂ©rieur, et grâce Ă la conscience qui l’aide Ă parler clairement des dĂ©fis mentaux qui l’attendent plus tard.
La semaine prochaine viendra le 300ème jour de cette guerre . Les conditions horribles que Jan et les autres dĂ©crivent, par exemple la collègue Sosna qui est revenue cette semaine, comment a-t-elle Ă©tĂ© attachĂ©e aux poteaux et pendue la tĂŞte en bas ? Il a essayĂ© d’aider et de sauver la vie du combattant des Navy SEAL Arnon Zamora venu les secourir et mort pendant cette operation, ne sachant pas qu’il Ă©tait au milieu d’une opĂ©ration qui porterait bientĂ´t son nom.





