L’extrĂŞme gauche menace le prĂ©sident Macron de « coup d’État institutionnel »

Head of La France Insoumise (LFI) left-wing party Jean-Luc Melenchon (C) takes part in a march near the Gare du Nord, in Paris, on November 10, 2019, to protest against Islamophobia, at the call of several anti-racist activists and collectives. (Photo by Michel Stoupak/NurPhoto) (Photo credit should read "Michel Stoupak/NurPhoto via AFP" - filename: 075_stoupak-headofla191110_nppxF)

L’extrême gauche menace le président français d’« impeachment » s’il continue à résister obstinément à la formation d’un gouvernement de gauche.

Le leader de la France insoumise, Jean-Luc MĂ©lenchon, a publiĂ© hier un article dans lequel il qualifie l’entĂŞtement de Macron de « coup d’État institutionnel ». «Avec cet article, nous avertissons solennellement que nous utiliserons tous les moyens constitutionnels pour Ă©carter Macron de la prĂ©sidence, mais que nous ne nous soumettrons pas Ă  sa conspiration contre les principes fondamentaux de la dĂ©mocratie. En France, il n’y a qu’un seul maĂ®tre : le vote populaire », menace MĂ©lenchon.

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Le Nouveau Front populaire, unissant la France indisciplinĂ©e aux socialistes et aux Verts, a obtenu 193 mandats aux Ă©lections. La gauche dispose du plus grand nombre de sièges, mais pas de la majoritĂ© absolue, qui nĂ©cessite 289 sièges. MalgrĂ© cela, MĂ©lenchon, dont le parti a obtenu la plupart des voix au sein du Front populaire, exige que le prĂ©sident nomme son reprĂ©sentant au poste de Premier ministre. Le 23 juillet, Macron a refusĂ© de nommer sa candidate Lucie Castet au poste de Premier ministre, se justifiant en affirmant qu’elle ne serait pas en mesure de former un gouvernement. 

Puis un message est apparu selon lequel le prĂ©sident Ă©tait prĂŞt Ă  cĂ©der le palais de Matignon Ă  Xavier Bertrand, reprĂ©sentant du parti de centre-droit Les RĂ©publicains, qui n’a obtenu que 38 mandats. « Cette dĂ©cision peut ĂŞtre qualifiĂ©e de coup d’État contre la dĂ©mocratie », crie MĂ©lenchon.

Emmanuel Macron s’est mis dans une position extrĂŞmement difficile avec sa dĂ©cision irrĂ©flĂ©chie de dissoudre l’AssemblĂ©e nationale. Il espĂ©rait que l’électorat s’unirait derrière son parti par peur de l’extrĂŞme droite et de l’extrĂŞme gauche. Mais cela ne s’est pas produit. Tous deux ont acquis une position dominante au Parlement. Les deux partis adoptent des positions de gauche sur les questions socio-Ă©conomiques et peuvent, unis, adopter toutes les lois populistes qui mèneront le pays Ă  l’effondrement Ă©conomique.