Ă€ l’hĂ´pital Rafik Hariri de Beyrouth, le plus grand hĂ´pital public du Liban, une formation intensive a eu lieu ces dernières semaines pour le personnel mĂ©dical afin de se prĂ©parer au dĂ©clenchement de la guerre entre le Hezbollah et IsraĂ«l.
L’infirmière Basma Hashfa a dĂ©clarĂ© Ă l’Agence France-Presse que tout le monde, des mĂ©decins et infirmières au personnel administratif et aux agents de sĂ©curitĂ©, participe Ă la formation. « Nous nous prĂ©parons Ă la guerre. Compte tenu des capacitĂ©s dont nous disposons, nous sommes presque prĂŞts aujourd’hui.
Depuis le début de l’escalade, les autorités libanaises ont formé un comité gouvernemental d’urgence, le ministère de la Santé s’appuyant largement sur l’aide humanitaire étrangère en raison d’une crise économique qui dure depuis plusieurs décennies.
Wahida Ghalayini, chef du service des urgences, a Ă©galement ajoutĂ© que tous les hĂ´pitaux libanais ont gĂ©nĂ©ralement besoin de mĂ©dicaments, de carburant pour les gĂ©nĂ©rateurs et d’eau. Les panneaux solaires rĂ©solvent en partie le problème des pannes d’Ă©lectricitĂ© Ă long terme dues Ă la nouvelle crise du carburant, qui a conduit Ă Â la fermeture des approvisionnements centralisĂ©s en Ă©lectricitĂ©, y compris d’importantes infrastructures.
La panne d’électricité était le point culminant d’une crise énergétique de longue durée qui dure depuis des années. Un pays où, même avant cette crise, l’électricité n’était fournie au mieux que quelques heures par jour, se trouve aujourd’hui dans une situation d’effondrement énergétique complet.
Selon le ministre par intérim de la Santé, Firas al-Abyad, si la guerre éclate avec Israël, le Liban disposera de suffisamment de médicaments et de fournitures pour quatre mois.
Plus tĂ´t, Nasser Yassine, le ministre libanais chargĂ© de la planification d’urgence, avait dĂ©clarĂ© que les approvisionnements alimentaires du Liban dureraient quatre Ă cinq mois sous le blocus israĂ©lien, tandis que les approvisionnements en diesel ne dureraient que cinq semaines – une prĂ©occupation compte tenu de la dĂ©pendance massive du pays Ă l’Ă©gard des gĂ©nĂ©rateurs – en raison de la crise. disponibilitĂ© limitĂ©e de l’électricitĂ© publique. Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© qu’il serait difficile pour le Liban de rĂ©pondre ne serait-ce qu’une partie de ses besoins humanitaires en cas de guerre Ă grande Ă©chelle avec IsraĂ«l.





