Selon le Washington Post, on apprend par l’auteur David Ignatius que le secrĂ©taire Ă la DĂ©fense, Leon Panetta pense qu’il y a une forte probabilitĂ© qu’IsraĂ«l frappe l’Iran en Mai ou Juin avant que le pays ennemi entre dans ce que les IsraĂ©liens dĂ©crivent  » une zone d’immunité » : la construction d’une bombe nuclĂ©aire.
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Une attaque imminente
Pour les israĂ©liens, le danger est d’autant plus grave car les iraniens ont stockĂ© suffisamment d’uranium enrichi en profondeur au niveau des installations souterraines pour fabriquer une arme. De plus, Israel redoute que les États-Unis les freinent militairement.
Le premier ministre israĂ©lien Benyamin Netanyahou ne veut pas laisser le sort des civils israĂ©liens dans les mains des pays alliĂ©s… Un scĂ©nario concernant une mini-guerre qui pourrait durer entre cinq jours des frappes israĂ©liennes , logiquement suivie d’une dĂ©cision de l’ONU pour un cessez-le-feu…
Les Ă®les de l’ÉrythrĂ©e, un tremplin pour les forces de Tsahal
Mais, une autre information qui elle date de plusieurs annĂ©es mais qui n’en reste pas moins importante de par la situation actuelle est la prĂ©sence d’une base militaire israĂ©lienne sur les Ă®les de l’ÉrythrĂ©e et plus prĂ©cisĂ©ment su l’ĂŽle de Dahlak.
Pour rappel, suite Ă l’attaque d’IsraĂ«l contre le Liban, le quotidien Al-Thawra avait publiĂ© un article intĂ©ressant ou il avait dĂ©clarĂ© qu’IsraĂ«l avait transfĂ©rĂ© trois navires de guerre de sa base militaire sur l’Ă®le de Dahlak (ErythrĂ©e sur la Mer Rouge) pour soutenir ses opĂ©rations militaires contre le Liban.
Et d’après des sources officielles , la plus grande base navale de la dĂ©fense/intelligence en dehors d’IsraĂ«l se trouve sur l’Ă®le de Dahlak.
Un allié caché pour Israël
Ceci fait suite Ă un accord entre l’ÉrythrĂ©e et IsraĂ«l signĂ© en 1995. L’ÉrythrĂ©e utilisait des navires de guerre israĂ©liens , un important soutien logistique Ă partir de cette base navale au cours de son occupation au sein de l’Ă®le Hunaish en 1996.
Les sources ont rĂ©vĂ©lĂ© qu’IsraĂ«l Ă©tait prĂ©sent sur les deux Ă®les Ă©rythrĂ©ennes: Dahlak et Fatma. Les dĂ©chets nuclĂ©aires israĂ©liens se sont accumulĂ©s dans ces Ă®les. IsraĂ«l a Ă©galement des centres de surveillance sur la mer Rouge pour surveiller le Royaume d’Arabie Saoudite, le YĂ©men et le Soudan, en plus des mouvements du pĂ©trole.
Un accord entre les deux paysÂ
Le ministère Ă©rythrĂ©en des Affaires Ă©trangères a rĂ©futĂ© la prĂ©sence de toute base israĂ©lienne sur leurs Ă®les. Toutefois, une Ă©tude intensive menĂ©e par le Centre d’Ă©tudes politiques et stratĂ©giques a publiĂ© sur le journal Al-Ahram en Juin 2006, intitulĂ© « RĂ©gime Isaias Afeworki, un dĂ©veloppement des relations avec IsraĂ«l, oĂą se trouve des bases militaires israĂ©liennes sur le sol Ă©rythrĂ©en. Cette nouvelle relation stratĂ©gique entre les deux gouvernements a commencĂ© lorsque le prĂ©sident Issayas Afeworki est venu en IsraĂ«l pour un traitement mĂ©dical en 1993.
Afewerki avait été transféré à Israël par un avion américain. Un accord global et inclusif entre les deux pays a été signé officiellement en Mars 1993 entre le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin et le président érythréen Afewerki.
Les motivations de cette alliance
Selon le Centre pour le rapport d’Ă©tudes politiques et stratĂ©giques », IsraĂ«l a quelques motifs clairs pour Ă©tablir et amĂ©liorer les relations avec l’ÉrythrĂ©e. C’est un choix dĂ©cidĂ© pour ses zones stratĂ©giques situĂ©es dans la Corne de l’Afrique et la mer Rouge.
Des motivations qui peuvent être résumées en deux points:
1- L’importance gĂ©ostratĂ©gique des 360 Ă®les Ă©rythrĂ©ens, en particulier les Ă®les Dahlak et Fatma. Elles sont situĂ©es dans la passerelle sud de la mer Rouge qui occupent quelques 1080 km de terre. Les deux Ă®les ont des caractĂ©ristiques importantes qui influent sur l’Ă©quilibre international et rĂ©gional de la marine. Les deux Ă®les peuvent Ă©galement ĂŞtre utilisĂ©es pour le stationnement marin et les forces terrestres mais aussi pour surveiller toutes les activitĂ©s navales dans la rĂ©gion. IsraĂ«l pense que par le contrĂ´le de ces Ă®les, il pourra Ă©viter toutes tentatives arabes d’imposer un blocus naval sur IsraĂ«l sous aucun prĂ©texte.
2- Un autre avantage est l’importance de l’emplacement de l’ÉrythrĂ©e au service des stratĂ©gies israĂ©liennes dans l’automobile et l’espionnage en Arabie saoudite, le YĂ©men et le Soudan. Les trois pays ne sont pas les alliĂ©s d’IsraĂ«l. En 1998, le bulletin »Foreign Report » , spĂ©cialisĂ© dans les affaires de renseignement, ont rapportĂ© qu’IsraĂ«l entretient des relations Ă©troites avec intelligentsia d’Éthiopie et l’ÉrythrĂ©e. Le rĂ©seau d’espionnage du Mossad a placĂ© ses agents dans la capitale Ă©thiopienne, Addis-Abeba, pour un centre de collecte de renseignements et informations.
Le Mossad
Selon l’hebdomadaire britannique, l’ÉrythrĂ©e a permis Ă IsraĂ«l de mener des activitĂ©s très vastes sur l’Ă®le de Dahlak, sur la mer Rouge. En raison de la prĂ©sence des IsraĂ©liens sur cette Ă®le, le Mossad peut effectuer des opĂ©rations de surveillance et recueillir des renseignements importants sur le YĂ©men et l’Arabie saoudite.
Le bulletin Foreign Report a Ă©galement dĂ©clarĂ© que le Mossad a une station de renseignement très actif non loin des frontières de l’ÉrythrĂ©e avec le Soudan.
Il faut savoir que depuis ces dernières annĂ©es, l’Archipel des Dahlak est devenu une destination Ă la mode chez les milliardaires du Golfe . Ils dĂ©barquent en C 130 avec 20 tonnes de matĂ©riel de camping, 4X4 et jet-ski. Le prĂ©sident ErythrĂ©en accueille avec pragmatisme et empressement tous ces hĂ´tes très intĂ©ressants.
Dahlak, le système d’écoute de toutes les transmissions
Mais Dahlak, c’est surtout une Ă®le avec des grandes oreilles (NSA pour les USA,Unit 8200 pour Israel,entre autres) qui Ă©coutent toutes les transmissions dans la rĂ©gion.Des amplificateurs d’ecoute qui ressemblent Ă de grosses paraboles et qui servent Ă ecouter les transmissions qui font partie du rĂ©seau Echelon.






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