
Dimanche, les agriculteurs israĂ©liens perdront l’accès Ă leurs terres sur « l’Ă®le de la paix », dans l’enclave frontalière de Naharaim. La deuxième enclave jordanienne, Tsofar , restera utilisĂ©e par les IsraĂ©liens pendant un an: le roi Abdullah a cĂ©dĂ© aux demandes urgentes des diplomates israĂ©liens et a reportĂ© le transfert de Tsofar en Jordanie.
Aux termes du traitĂ© de paix de 1994, les terres agricoles des districts de Naharaim et de Zofar, cultivĂ©es depuis longtemps par des agriculteurs juifs, ont Ă©tĂ© conservĂ©es après le transfert de ces territoires Ă la souverainetĂ© de la Jordanie. L’accord Ă©tait un Ă©change de «gestes de bonne volonté»: IsraĂ«l accepta de cĂ©der les territoires contestĂ©s de la Jordanie et le roi Hussein les laissa Ă leur tour Ă la disposition rĂ©elle des IsraĂ©liens.
L’accord sur le statut de Naharaim et de Zofar prĂ©voyait la possibilitĂ© d’une extension, mais les relations entre IsraĂ«l et la Jordanie se sont tellement dĂ©tĂ©riorĂ©es au cours des dernières annĂ©es que le roi Abdullah, sous la pression du parlement, a annoncĂ© la fin du statut temporaire et le retour des enclaves frontalières en Jordanie.
Beaucoup de terres de la rĂ©gion de Naharaim ont Ă©tĂ© achetĂ©es par des agriculteurs juifs avant la formation de l’État d’IsraĂ«l. Maintenant, leurs descendants disent que le roi Abdallah peut bloquer leur accès Ă leurs propres champs, mais ne peut leur enlever leur propriĂ©tĂ© privĂ©e.




