Les sanctions amĂ©ricaines contre l’Iran fonctionnent : le gouvernement indien exige des propriĂ©taires de raffineries de pĂ©trole qu’ils abandonnent le pĂ©trole iranien.
Comme l’a rapportĂ© Reuters hier, le ministre indien du pĂ©trole, Darmendra Pradan, a rencontrĂ© jeudi les dirigeants de l’industrie et leur a demandĂ© de trouver d’autres sources d’approvisionnement en « or noir ».
« Le ministre les a exhortĂ©s Ă se prĂ©parer Ă tout scĂ©nario, puisque la situation Ă©volue rapidement », a dĂ©clarĂ© l’agence Reuters en Inde, que selon une source bien informĂ©e. – Il y a une forte rĂ©duction ou annulation complète des importations (en provenance d’Iran). «Â
Ce message est venu seulement trois jours après la dĂ©claration du dĂ©partement d’Ă©tat que les Etats-Unis attendent de tous les pays d’arrĂŞter d’importer le pĂ©trole iranien avant le 4 novembre. Sinon, ils seront soumis Ă des sanctions de la part des États-Unis.
Le refus de l’Inde d’importer le pĂ©trole iranien serait un coup dur Ă l’Ă©conomie iranienne : de 2,5 millions de barils de pĂ©trole que l’Iran exporte quotidiennement,  les exportations, sur l’Inde,  reprĂ©sentent un cinquième  – selon les donnĂ©es de Bloomberg – soit près de 502 000 barils jour.
L’Inde est le deuxième importateur de pĂ©trole iranien après la Chine, qui elle importe 648 000 barils par jour.
Jeudi, l’ambassadeur amĂ©ricain Ă l’ONU Nikki Haley a rencontrĂ© Ă New Delhi le Premier ministre indien, Narendra Modi, et l’a exhortĂ© Ă revoir ses liens Ă©conomiques avec TĂ©hĂ©ran.
« Je pense aussi Ă l’avenir de l’Inde et Ă sa capacitĂ© Ă satisfaire ses besoins en ressources, mais selon leurs choix, je soutiendrai leur dĂ©cision de reconsidĂ©rer leurs relations avec l’Iran », a dĂ©clarĂ© Haley. « Je pense qu’en tant qu’État ami, l’Inde doit dĂ©cider si l’Iran est le pays avec lequel elle souhaite continuer Ă faire des affaires. »
Une source indienne a dĂ©clarĂ© dans une interview Ă Reuters qu’il y a certaines fluctuations Ă Delhi, mais le point principal est que l’Inde abandonnera le pĂ©trole iranien. « Il y a l’Inde, la Chine et l’Europe (les principaux consommateurs de pĂ©trole iranien – ed.) D’une part, et les Etats-Unis d’autre part. Ă€ l’heure actuelle, nous ne savons pas quoi faire, mais nous devons ĂŞtre prĂ©parĂ©s pour chaque opportunitĂ©. «Â
Après tout, le pĂ©trole n’est pas un produit qui pourrait ĂŞtre menacĂ© par une relation avec les États-Unis – il peut aussi ĂŞtre achetĂ© de l’autre cĂ´tĂ© du golfe Persique.
Washington a demandĂ© Ă l’Arabie Saoudite et aux autres producteurs de pĂ©trole arabes d’augmenter leur production pour rĂ©pondre Ă la demande et Ă©viter une forte hausse des prix.







l’inde n’aura pas a diminuer ses importations. Apparemment les Iraniens auraient trouvĂ© la solution pour contourner l’embargo pĂ©trolier en autorisant les sociĂ©tĂ©s privĂ©es Ă exporter du pĂ©trole brut
https://fr.sputniknews.com/international/201807021037029730-usa-iran-sanctions-enfoncer-moyen/
L’Inde n’aura pas à arrêter ses importations de pétrole. Apparemment les Iraniens auraient trouvé une solution pour contourner l’embargo pétrolier en autorisant les sociétés privées à exporter du pétrole brut.