La dĂ©lĂ©gation iranienne aux nĂ©gociations nuclĂ©aires avec les « six » pays envisage la possibilitĂ© de dĂ©placer les pourparlers de l’Autriche dans un autre pays, puisque l’Autriche n’a pas Ă©tĂ© en mesure d’assurer la protection des nĂ©gociations de l’espionnage israĂ©lien.
Les Iraniens ont exigĂ© du gouvernement autrichiens de protĂ©ger la confidentialitĂ© des pourparlers nuclĂ©aires. Plus tĂ´t, des sources amĂ©ricaines ont indiquĂ© que la promotion des nĂ©gociations a Ă©tĂ© rendue possible seulement en raison du secret: toute fuite d’informations « sensibles » dans la presse menacent les deux parties par des scandales politiques.
Dans trois hĂ´tels Ă Vienne, oĂą se sont dĂ©roulĂ©es les nĂ©gociations sur le programme nuclĂ©aire de l’Iran, les ordinateurs ont Ă©té infectĂ©s par des logiciels espions Duqu 2.0, annoncĂ©e le 10 Juin par la sociĂ©tĂ© russe « Kaspersky Lab ». Selon la publication du Wall Street Journal, les experts de Kaspersky Lab ont dĂ©couvert une attaque virale sur ses serveurs, et ont trouvĂ© un virus similaire dans les rĂ©seaux informatiques des hĂ´tels autrichiens. Ils ont classĂ© le virus comme une sorte de programme modernisĂ© Duqu, dĂ©couvert en 2011, et utilisĂ© pour recueillir des informations sur le programme nuclĂ©aire de l’Iran.
Les experts dans le domaine de la cyber-sĂ©curitĂ© ont dĂ©clarĂ© que Duqu peut avoir Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par IsraĂ«l. Selon les experts, le programme n’a pas pu ĂŞtre Ă©laborĂ© sans la participation des services du renseignement d’État.
L’adjointe du ministre des Affaires Ă©trangères, Tzipi Hotoveli a niĂ© les rapports sur l’implication du cyber-espionnage d’IsraĂ«l dans les hĂ´tels de Vienne. « Les rapports internationaux concernant l’implication d’IsraĂ«l dans ce cas sont sans fondement », a dit Hotoveli, ajoutant que « le plus important » est d’empĂŞcher la « mauvaise affaire » avec l’Iran.
Les nĂ©gociations nuclĂ©aires avec l’Iran devraient ĂŞtre achevĂ©es d’ici le 1er Juillet. Le scandale du «cyber-espionnage » menace de ralentir le processus et la dernière Ă©tape cruciale. La Russie a exprimĂ© sa « profonde prĂ©occupation » Ă ce sujet.




