Pour le ministre des Finances Bezalel Smotrich, le blocus naval américain, combiné au durcissement des sanctions, constitue le meilleur moyen d’ébranler le régime des ayatollahs, qui souffre actuellement d’une inflation de 85 % et d’une flambée de 134 % des prix alimentaires.
S’exprimant ce mardi lors du congrès de Katif pour la responsabilité nationale organisé par le centre du patrimoine de Gush Katif, Smotrich a affirmé que, dans l’immédiat, l’État d’Israël n’avait aucun intérêt à rejoindre la campagne militaire opposant les États-Unis à l’Iran. Selon lui, « l’objectif suprême de notre camp, pas nécessairement partagé avec les États-Unis, est d’ébranler et d’affaiblir l’existence du régime ». La meilleure façon d’y parvenir, a-t-il expliqué, consiste à l’écraser économiquement : « La situation actuelle nous est favorable, et nous n’avons aucun intérêt à nous pousser nous-mêmes dans le conflit, mais nous sommes préparés à tout scénario. » Le ministre a ajouté que si l’Iran commettait l’erreur de tirer en direction d’Israël, il le regretterait et recevrait une réponse extrêmement puissante.
Une crise interne qui s’aggrave en Iran
Dans le même temps, la crise intérieure en Iran s’intensifie. Un rapport de l’ONU a révélé que le pays traverse une sécheresse sévère, et la chaîne Al-Jazeera a rapporté de fréquentes coupures d’électricité. En Israël, on identifie une fracture profonde au sein de la direction iranienne, entre les éléments les plus radicaux, menés par le commandant des Gardiens de la révolution Ahmad Vahidi — qui traduit sur le terrain les directives du guide suprême Mojtaba Khamenei — et des figures plus pragmatiques, comme le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi.
La crainte d’une contagion du conflit
La principale inquiétude israélienne porte sur un débordement de l’affrontement. Les Houthis au Yémen pourraient diriger leurs tirs vers Israël, comme ils l’avaient fait en 2023. Une source du renseignement a souligné qu’Israël est prêt à s’intégrer à la campagne militaire avec un préavis court. Dans un tel cas, comme l’a déclaré Netanyahou à la mi-juillet, Israël ne répétera pas les erreurs du passé, et sa réponse sera « bien plus puissante », en visant les infrastructures du régime ainsi que son projet nucléaire.
L’article original, signé Eli Leon, a été publié le 22 juillet 2026 sur le site de Maariv.
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