L’OMS a mis Ă  jour les directives concernant le port de masques de protection

L’Organisation mondiale de la santĂ© a publiĂ© des recommandations actualisĂ©es pour le port de masques comme moyen de protĂ©ger la population contre les infections liĂ©es au coronavirus.

L’OMS continue de souligner que le port universel de masques ne peut pas stopper l’Ă©pidĂ©mie de coronavirus si les règles de distance sociale et autres règles d’hygiène gĂ©nĂ©rale ne sont pas respectĂ©es, et ne recommande pas aux gouvernements d’exiger le port obligatoire de masques dans l’espace public, mais ne s’oppose plus Ă  une telle politique. Reconnaissant que les masques peuvent empĂŞcher la propagation du virus des personnes malades et Ă©ventuellement protĂ©ger les personnes en bonne santĂ© contre l’infection.

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L’Organisation mondiale de la santĂ© conseille aux gouvernements de prendre des dĂ©cisions concernant les masques en fonction d’un certain nombre de critères, Ă  savoir :

– Le risque d’infection par un coronavirus. «Si le virus se propage intensĂ©ment au sein de la population et qu’il n’y a aucun moyen de prendre d’autres mesures de dissuasion, telles que le suivi des contacts, la rĂ©alisation de tests et l’isolement des patients», il est logique de recommander aux gens de porter des masques.

– Travail : les masques doivent ĂŞtre portĂ©s par ceux qui travaillent en contact Ă©troit avec le public, tels que les travailleurs sociaux, les caissiers, etc…

– Conditions environnementales : les masques sont recommandĂ©s dans les endroits densĂ©ment peuplĂ©s (camps de rĂ©fugiĂ©s, Ă®lots exigus et conditions mĂ©diocres, transports en commun), « oĂą les gens ne peuvent pas garder une distance d’au moins un mètre ».

Il est Ă©galement recommandĂ© de prendre en compte la disponibilitĂ© des masques, la disponibilitĂ© des conditions pour leur lavage rĂ©gulier, la capacitĂ© et la volontĂ© de la population de « supporter les effets secondaires dĂ©sagrĂ©ables du port d’un masque ». L’OMS note que les masques sont difficiles Ă  porter dans les climats chauds et humides – et conseille d’en tenir compte, ainsi que des «caractĂ©ristiques culturelles et prĂ©fĂ©rences de la population».

L’OMS donne des exemples de situations dans lesquelles il est logique de recommander le port de masques mĂ©dicaux ou de tissus. L’organisation reconnaĂ®t l’opportunitĂ© de porter des masques non mĂ©dicaux faits maison « dans les magasins, au travail, lors de rassemblements publics, dans des espaces clos tels que les Ă©coles, les Ă©glises, les mosquĂ©es, etc… » Dans ce cas, les masques peuvent en quelque sorte affaiblir la propagation du virus des personnes malades qui se trouvent dans la foule, et l’OMS admet la pertinence de les porter dans des situations impliquant un risque Ă©levĂ© d’infection.

Dans le mĂŞme temps, il y a un manque de donnĂ©es sur l’efficacitĂ© des masques en tissu comme moyen de protection contre les infections par des infections respiratoires – il est donc recommandĂ© que les «catĂ©gories vulnĂ©rables» de la population (personnes âgĂ©es, patients, personnes dont le système immunitaire est affaibli) ne portent que des masques mĂ©dicaux «dans des endroits oĂą il est impossible d’effectuer un Ă©loignement et il y a donc un risque Ă©levĂ© d’infection. « 

Le port constant d’un masque dans un espace public, certainement mĂ©dical, plutĂ´t qu’autodidacte, n’est dĂ©finitivement recommandĂ© que pour une catĂ©gorie de la population – les patients prĂ©sentant des symptĂ´mes de coronavirus.

L’OMS souligne que le port de masques nĂ©cessite un respect scrupuleux des règles – le masque doit bien couvrir le nez et la bouche, il doit ĂŞtre changĂ© toutes les demi-heures, il ne faut pas toucher sa surface extĂ©rieure, ne pas porter de masque humide, etc. Une mauvaise utilisation sera plus nocive que bonne.