L’UE condamne le Hamas pour avoir utilisĂ© les citoyens et les hĂ´pitaux comme boucliers humains

L’Union europĂ©enne a publiĂ© une dĂ©claration condamnant le Hamas pour avoir utilisĂ© des civils et des hĂ´pitaux comme boucliers humains dans sa guerre contre IsraĂ«l. Dans le mĂŞme temps, une dĂ©claration signĂ©e par les ministres des Affaires Ă©trangères des 27 États membres de l’UE appelle Ă  « un arrĂŞt immĂ©diat des hostilitĂ©s et Ă  l’établissement de couloirs humanitaires Ă  partir des points frontaliers terrestres et maritimes afin que l’aide humanitaire parvienne Ă  la population de Gaza ».

Le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, a appelé Israël à faire preuve « d’un maximum de retenue pour éviter des pertes de vies humaines ».

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La dĂ©claration est purement formelle, puisqu’IsraĂ«l maintient pĂ©riodiquement des cessez-le-feu de 4 heures sur les couloirs humanitaires entre le nord et le sud de la bande de Gaza, mĂŞme sans demande des EuropĂ©ens. Dans le sud, oĂą est concentrĂ©e la majeure partie de la population du secteur (le nombre de rĂ©fugiĂ©s du nord dĂ©passe depuis longtemps le million de personnes), Tsahal est très prudent et frappe rarement. Dans le nord, Ă  en juger par les rapports des correspondants de guerre israĂ©liens, des quartiers entiers sont complètement vides – sans âme.

Lors de la rĂ©union des ministres des Affaires Ă©trangères, Borrell a soulignĂ© la difficultĂ© avec laquelle les ministres sont parvenus Ă  formuler une rĂ©solution commune. « Après que les États membres de l’UE ont votĂ© diffĂ©remment Ă  l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU, il est très difficile de parvenir Ă  une approche commune », a dĂ©plorĂ© Borrell.

Fin octobre, les dirigeants européens ont soutenu à l’unanimité Israël et, quelques jours plus tard, la plupart d’entre eux ont soutenu la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies sur un cessez-le-feu immédiat.

Il existe des divergences sur cette question non seulement entre les pays, mais aussi Ă  la tĂŞte d’un seul dirigeant europĂ©en, le prĂ©sident français Macron. Au dĂ©but, il a soutenu IsraĂ«l et est venu Ă  JĂ©rusalem, oĂą il a proposĂ© de crĂ©er une coalition contre le terrorisme. Il y a deux jours, dans une interview Ă  la BBC, il a dĂ©clarĂ© au contraire qu’IsraĂ«l Ă©tait obligĂ© d’arrĂŞter les combats, puisque Tsahal tue des enfants et des femmes innocents Ă  Gaza. Lorsqu’IsraĂ«l a Ă©tĂ© surpris par ce changement, Macron a de nouveau changĂ© de position lors d’une conversation avec Isaac Herzog, affirmant qu’IsraĂ«l a le droit de protĂ©ger ses citoyens et qu’il voulait seulement souligner l’importance de l’aspect humanitaire.

Autrement dit, la première fois, il n’a pas dit ce qu’il pensait, mais la deuxième fois, il a clairement indiquĂ© qu’il ne pensait pas lorsqu’il parlait. Cette volatilitĂ© du prĂ©sident « en mĂŞme temps », comme on appelle Macron en France, a provoquĂ© une tempĂŞte de critiques dans son pays natal.Â