Le sujet de la connexion juive avec le Mont du Temple a une nouvelle fois Ă©tĂ© renvoyĂ© Ă l’ONU, pendant que les Palestiniens et les Jordaniens cherchent Ă renier l’affinitĂ© juive avec une partie quelconque du site.
Les ministères des Affaires Ă©trangères et israĂ©liennes et les ambassades israĂ©liennes Ă travers le monde consacrent d’importants efforts pour saper l’acceptation du projet de dĂ©cision de l’UNESCO, qui accuse Ă©galement IsraĂ«l de causer des dommages Ă des sites islamiques saints (Nations Unies pour l’Ă©ducation, la science et la culture).
Le projet de dĂ©cision est censĂ© ĂŞtre votĂ© par le ComitĂ© du patrimoine mondial de l’UNESCO qui se rĂ©unit une fois par an et se compose de 21 reprĂ©sentants .
IsraĂ«l cherche Ă exercer une plus grande pression sur les Etats membres dans le but d’empĂŞcher une rĂ©pĂ©tition de ce qui s’est produit en Avril, lorsque le comitĂ© a condamnĂ© unilatĂ©ralement « l’agression israĂ©lienne sur le Mont du Temple», et ignorĂ© toutes les revendications israĂ©liennes ou juives sur la zone, y compris sur le mur des Lamentations.
Le projet de dĂ©cision prĂ©sentĂ© par les Palestiniens et les Jordaniens comprend un certain nombre de points problĂ©matiques en relation avec IsraĂ«l. Tout d’abord, le projet appelle IsraĂ«l Ă ramener le Mont du Temple et la mosquĂ©e al-Aqsa au  « statu quo historique », une nouvelle phase impliquant que les sites doivent ĂŞtre revenus Ă leur Ă©tat d’avant 1967.
Ces recommandations constituent une autre tentative d’Ă©liminer toute prĂ©sence juive du Mont du Temple. En outre, le texte fait rĂ©fĂ©rence Ă plusieurs reprises Ă la totalitĂ© du site, en tant que site musulman exclusivement saint, et ne fait pas exception en ce qui concerne le mur des Lamentations. En Octobre 2015, une tentative similaire avait Ă©chouĂ© lors de la saisine de l’UNESCO.
Tout au long de l’ensemble du document, IsraĂ«l est Ă plusieurs reprises mentionnĂ©e comme force d’occupation sur le Mont du Temple, tout en Ă©tant accusĂ©e d’avoir violĂ© les traitĂ©s internationaux tels que la Convention de Genève et la Convention de La Haye. Selon les revendications, IsraĂ«l est Ă l’origine des dommages causĂ©s aux bâtiments historiques sur le site, aux portes, aux fenĂŞtres et Ă la cĂ©ramique, tout en empĂŞchant simultanĂ©ment des projets de rĂ©paration et de rĂ©novation entrepris par les Jordaniens.
Selon des responsables israĂ©liens, il y a aussi une tentative de constituer un acte d’accusation contre IsraĂ«l, en raison de ses activitĂ©s sur le Mont du Temple, qui seront prĂ©sentĂ©es Ă la Cour pĂ©nale de Justice de La Haye.
L’ambassadeur d’IsraĂ«l Ă l’UNESCO, Carmel Shama Hacohen, a dĂ©clarĂ© en guise de rĂ©ponse:
« Nous avons fait une diplomatie concertée, mais le vote sera effectué par un scrutin secret et les règles du jeu sont bien connus: Les Palestiniens ont presque toujours une majorité »
Le ministère des Affaires Ă©trangères a publiĂ© une dĂ©claration en rejetant l’initiative jordano-palestinienne: « Le document qui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© Ă l’UNESCO est une autre tentative malveillante et malhonnĂŞte de nuire Ă l’affinitĂ© d’IsraĂ«l avec sa capitale »  est-il dit dans la dĂ©claration. « Ceci est un texte tendancieux et nous espĂ©rons qu’il ne reçoive pas le soutien des Etats membres. JĂ©rusalem est la capitale Ă©ternelle de la nation d’IsraĂ«l et d’IsraĂ«l seul. »




