Mansour Abbas répond à Auerbach : « Le test a réussi. Nous avons formé un gouvernement comme nous voulions. »

Le prĂ©sident de la RAAM a Ă©voquĂ© le renversement de la coalition et affirmĂ© que contrairement aux propos du dĂ©putĂ© de Yamina, Orbach Ă  la Knesset, « l’expĂ©rience a rĂ©ussi – le gouvernement fonctionne, il a adoptĂ© un budget, les partis ont prouvĂ© qu’ils pouvaient travailler ensemble. » La dĂ©putĂ©e Zoabi affirme qu’elle a exigĂ© de Lapid la libertĂ© de vote « dans des lois contraires Ă  un ordre de conscience », mais son bureau a dĂ©menti.

Après la dĂ©faite de la coalition lors du vote sur l’extension de l’Ă©tat d’urgence en JudĂ©e-Samarie , le prĂ©sident du Ra’am, le dĂ©putĂ© Mansour Abbas, a dĂ©clarĂ© ce matin (mercredi), se rĂ©fĂ©rant Ă  la dĂ©claration de droite du dĂ©putĂ© Nir Auerbach, que « l’expĂ©rience de formation du coalition a rĂ©ussi. Nous avons formĂ© un gouvernement très spĂ©cial. Abbas a pris la parole lors de la confĂ©rence annuelle de l’Aaron Institute for Economic Policy de l’UniversitĂ© Reichman.

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« Notre dĂ©fi maintenant est de stabiliser le système, de continuer sur la voie du gouvernement et de la coalition qui existe depuis près d’un an. Nous avons formĂ© un gouvernement très spĂ©cial, une coalition très spĂ©ciale. Pas seulement en termes de parti et les partis sionistes, etc., mais aussi Ă  droite et Ă  gauche, les extrĂ©mitĂ©s des deux bouts, et le gouvernement fonctionne. Il a adoptĂ© un budget, adoptĂ© plusieurs dĂ©cisions Ă  la sociĂ©tĂ© arabe et Ă  tous les autres secteurs de la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne.

« Au niveau des partis au sein de la coalition, ils ont prouvĂ© qu’ils pouvaient travailler ensemble. Nous avons un problème au niveau de certains dĂ©putĂ©s qui n’ont pas Ă©tĂ© exactement Ă©lus car les Ă©lections ne sont pas personnelles au niveau du parti », a ajoutĂ© le prĂ©sident de la RAAM.

La ministre de l’IntĂ©rieur Ayelet Shaked (Ă  droite) a abordĂ© ce matin la situation en JudĂ©e-Samarie dans le contexte de la non-extension des rĂ©glementations lors de la première confĂ©rence de JudĂ©e-Samarie. « L’opposition doit comprendre que la JudĂ©e-Samarie fait partie de l’État de IsraĂ«l. « Tout plan de construction prĂŞt ira au MTA (Conseil suprĂŞme de planification). Si vous prenez le nombre de constructions par rapport aux annĂ©es passĂ©es, nous travaillons Ă  doubler le nombre de maisons », a-t-elle dĂ©clarĂ©.

Le membre de la Knesset Jida Rinawi Zoabi, qui a rejoint le dĂ©putĂ© Mazen Ghanaim de Ra’am lors d’un vote contre la loi, a dĂ©clarĂ© ce matin que « tout le monde demande ce qui s’est passĂ© lors de ma rencontre avec Yair Lapid il y a deux semaines, après ma dĂ©mission de la coalition. Alors lors de la mĂŞme rĂ©union : j’ai exigĂ© de ne pas soutenir des lois qui sont contraires Ă  ma conscience et qui nuisent Ă  la sociĂ©tĂ© arabe et Ă  la question palestinienne. » Quiconque est membre d’une coalition devrait voter avec la coalition. »

Pendant ce temps, la coalition se prĂ©pare Ă  l’Ă©ventualitĂ© d’une dissolution du gouvernement : selon les accords de coalition, si le cĂ´tĂ© gauche de la carte dĂ©mantèle le gouvernement, Naftali Bennett restera le Premier ministre de transition. Si la droite le dĂ©mantèle, le ministre des Affaires Ă©trangères Yair Lapid deviendra premier ministre. Les deux parties semblent comprendre que si le gouvernement touche Ă  sa fin, le rĂ©cit est important. « Le bloc de gauche de Lapid a montrĂ© une dĂ©sintĂ©gration hier », a dĂ©clarĂ© une source politique. « Ils Ă©taient censĂ©s voter selon les accords sur une loi qui ne change pas le statu quo et ils ont refusĂ© de le faire. En refusant d’approuver la loi, ils mettent fin Ă  ce mandat gouvernemental. »

En revanche, on prĂ©tend du cĂ´tĂ© de Lapid que c’est le cĂ´tĂ© droit qui a provoquĂ© l’effondrement. Selon eux, le cĂ©libat de Shikli et Silman Ă©taient en fait les Ă©vĂ©nements qui ont conduit Ă  la situation dans laquelle la coalition a roulĂ©. Il est possible, selon des sources politiques, qu’en cas de chute du gouvernement, on ne sache pas qui l’a causĂ© – et dans un tel cas, les luttes politiques passeront Ă  la vitesse supĂ©rieure.