Médias arabes : des milices pro-iraniennes en Syrie mènent des expériences sur des enfants

Une nouvelle enquĂŞte menĂ©e par Al-Arabiya a fait Ă©tat des Ă©vĂ©nements monstrueux qui se produisent dans la province de Deir ez-Zor, dans l’est de la Syrie, oĂą opèrent de nombreuses milices pro-iraniennes. Selon la publication, la majeure partie de la « drogue terroriste » syrienne – le Captagon et un certain nombre d’autres mĂ©dicaments testĂ©s sur des enfants pauvres et des enfants des rues – y est produite.

Au cours du second semestre de l’annĂ©e dernière, de nombreuses disparitions d’enfants et d’adolescents issus des couches les plus pauvres de la population ont commencĂ© Ă  Deir ez-Zor. Les enfants ont disparu dans des circonstances mystĂ©rieuses et personne n’a retrouvĂ© leurs traces.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Les journalistes ont soigneusement Ă©tudiĂ© les sources locales et ont dĂ©couvert que les enfants disparus Ă©taient morts Ă  la suite d’expĂ©riences menĂ©es sur eux par des responsables de la production de drogue et associĂ©s au CGRI, qui contrĂ´le la majeure partie du territoire de cette rĂ©gion.

En particulier, des documents ont Ă©tĂ© trouvĂ©s montrant que deux enfants qui travaillaient pour un trafiquant de drogue dans la rĂ©gion ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©s avec plusieurs autres enfants dans un Ă©tat critique Ă  l’hĂ´pital Al-Salloum Ă  Deir ez-Zor, et trois d’entre eux sont dĂ©cĂ©dĂ©s Ă  cause de… surdoses de drogue.

La publication syrienne « Baladi news » a publiĂ© Ă  la fin de l’annĂ©e dernière des informations selon lesquelles les expĂ©riences avaient Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es par un certain Libanais, chimiste professionnel, qui testait sur des enfants de nouvelles versions de drogues synthĂ©tiques, comme le Captagon, le dĂ©rivĂ© de la mĂ©thamphĂ©tamine « H- Boss», ainsi que la production locale de haschisch. 

Cependant, la dose de médicament était trop élevée pour les enfants et a entraîné la mort de deux enfants, tandis que les enfants restants ont été secrètement transférés vers un hôpital associé aux milices iraniennes à Damas, où un troisième enfant est décédé. Les fabricants de médicaments ont enterré les enfants en secret et leurs familles ne parviennent toujours pas à retrouver leurs tombes.

Le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, Rami Abdel Rahman, a Ă©galement signalé que des milices liĂ©es Ă  l’Iran cherchent Ă  transformer les enfants de Deir ez-Zor en trafiquants de drogue, en menant sur eux des expĂ©riences de drogue et en les forçant Ă  vendre de la drogue. Les agents iraniens recrutent des enfants via le trafic de drogue ou via leurs centres culturels, et exploitent les orphelins ou les mineurs issus des couches les plus pauvres de la population.

La Syrie est depuis longtemps devenue un producteur et fournisseur clé de Captagon dans tout le Moyen-Orient. La drogue, développée dans les années 60 du siècle dernier, a été utilisée pour la première fois en masse par des militants pendant la guerre civile en Syrie et a depuis entamé sa marche victorieuse à travers les pays de la région. 

Les rĂ©seaux de fabrication sont Ă©troitement liĂ©s au Hezbollah et Ă  la Quatrième Division d’Ă©lite de l’armĂ©e syrienne, dirigĂ©e par Maher, le frère du prĂ©sident syrien Bashar al-Assad. Selon l’Observatoire syrien des rĂ©seaux politiques et Ă©conomiques, le rĂ©gime d’Assad a gagnĂ© au moins 7 milliards de dollars grâce au commerce du Captagon au cours des trois dernières annĂ©es.

En raison de sa capacitĂ© Ă  provoquer une poussĂ©e d’Ă©nergie euphorique, Ă  augmenter la productivitĂ©, Ă  Ă©liminer le dĂ©sir de dormir et Ă  attĂ©nuer la sensation de faim, Captagon a acquis une grande popularitĂ© parmi les terroristes.

Depuis le massacre du 7 octobre, les médias israéliens ont rapporté à plusieurs reprises que des tablettes Captagon avaient été trouvées dans les poches de terroristes du Hamas tués et capturés.