L’administration du prĂ©sident Joe Biden veut voir une dynamique positive au Moyen-Orient – sinon sur la voie israĂ©lo-palestinienne, du moins dans le dĂ©veloppement des accords d’Abraham.
Washington pousse l’Arabie saoudite Ă adhĂ©rer aux accords entre IsraĂ«l et les États arabes du golfe Persique. Selon Wallanews, le conseiller prĂ©sidentiel Ă la sĂ©curitĂ© nationale, Jake Sullivan, a soulevĂ© la question lors d’une rĂ©union avec le prince hĂ©ritier Mohammed bin Salman le 27 septembre Ă Riyad. Des sources ont dĂ©clarĂ© Ă la publication que le prince, qui est le dirigeant de facto de l’Arabie saoudite sous le roi âgĂ© et malade Salman al-Saoud, n’a pas rejetĂ© l’idĂ©e d’une normalisation avec IsraĂ«l. Dans le mĂŞme temps, Sullivan a appris Ă Riyad que ce processus prendrait beaucoup de temps, et un certain nombre de conditions ont Ă©tĂ© Ă©numĂ©rĂ©es pour qu’il se rapproche de l’État juif. Certaines des principales concernent l’amĂ©lioration des relations entre les États-Unis et le royaume saoudien. Plus tĂ´t, le ministre des Affaires Ă©trangères de l’Arabie saoudite a dĂ©clarĂ© qu’il n’y aurait pas de normalisation.
Rappelons qu’en novembre 2020, les mĂ©dias ont fait Ă©tat d’une rĂ©union secrète entre le Premier ministre Netanyahu et le prince hĂ©ritier Mohammed bin Salman dans la province nord-ouest de Tabuk en Arabie saoudite. Le secrĂ©taire d’État amĂ©ricain Mike Pompeo y a Ă©galement participĂ©. Que ce soit vrai ou non, après la dĂ©faite de Donald Trump Ă l’Ă©lection prĂ©sidentielle, l’Arabie saoudite a gelĂ© les contacts en direction israĂ©lienne. DĂ©jĂ fin novembre, le Wall Street Journal a rapportĂ© que MBS (comme on appelle le prince hĂ©ritier amĂ©ricain) veut attendre et utiliser l’accord de paix avec IsraĂ«l pour cimenter les relations avec l’administration Biden. Les relations entre Biden (et les dĂ©mocrates en gĂ©nĂ©ral) et Riyad ont Ă©tĂ© tendues en raison de la position sur les violations des droits humains dans le royaume et, en particulier, en raison de l’assassinat du journaliste Khashoggi, opposant au rĂ©gime saoudien.
L’Ă©tablissement de relations diplomatiques entre JĂ©rusalem et le gardien des lieux saints de l’islam, Riyad, serait un « booster » de normalisation avec de nombreux autres États arabes et musulmans.





