IsraĂ«l pourrait changer d’avis sur la nĂ©cessitĂ© d’une force intĂ©rimaire des Nations Unies au Liban s’il continue de laisser le Hezbollah se rĂ©pandre dans le sud du Liban, a dĂ©clarĂ© l’ambassadeur israĂ©lien auprès de l’ONU Danny Danon lors d’une rĂ©union du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU lundi.
« Si le Hezbollah continue de paralyser les actions de la FINUL et de renforcer ses positions terroristes dans la rĂ©gion, il n’y aura pas d’autre choix que de tirer des conclusions sur la nĂ©cessitĂ© de ses forces dans son format actuel », a averti Danon.
La FINUL est une mission de maintien de la paix des Nations Unies Ă la frontière d’IsraĂ«l et du Liban, créée en 1978 après l’opĂ©ration Litani, lorsque les FDI ont rĂ©pondu au massacre de la route cĂ´tière, au cours duquel un terroriste palestinien a tuĂ© 38 IsraĂ©liens, dont 13 enfants, en attaquant des positions de l’OLP dans le sud Liban, tentant de les Ă©loigner de la frontière avec IsraĂ«l.
Depuis la deuxième guerre du Liban en 2006 et la rĂ©solution 1701 du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies – le sujet de la rĂ©union de lundi -, son mandat est d’aider les forces armĂ©es libanaises Ă maintenir la souverainetĂ© du gouvernement libanais dans la rĂ©gion.
Les commentaires de Danon viennent Ă la lumière des tentatives du Hezbollah ces dernières semaines pour briser la clĂ´ture Ă la frontière israĂ©lo-libanaise et infiltrer IsraĂ«l. Le Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies prĂ©voit de tenir de nouvelles rĂ©unions pour discuter d’un changement nĂ©cessaire au mandat de la FINUL, avant son renouvellement en aoĂ»t.
Danon a appelĂ© le Conseil de sĂ©curitĂ© Ă prendre des mesures pour « amĂ©liorer considĂ©rablement l’efficacitĂ© de la FINUL, en particulier lorsqu’il s’agit de limiter l’accès et la libertĂ© de mouvement des forces dans le sud du Liban ».
Les rapports du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU sur la mise en Ĺ“uvre de la rĂ©solution 1701 montrent Ă plusieurs reprises que la FINUL a du mal Ă accĂ©der aux zones liĂ©es aux activitĂ©s terroristes du Hezbollah.
Sarit Zehavi, fondateur du Centre de recherche et d’enseignement d’Alma, dont l’expertise est en matière de sĂ©curitĂ© le long des frontières nord d’IsraĂ«l, a dĂ©clarĂ© Ă propos de la dĂ©claration de Danon : «Il est temps. C’est la première fois que j’entends un responsable israĂ©lien se demander si la force [FINUL] est nĂ©cessaire. »
« Nous disons depuis longtemps que nous devons examiner les missions de la force, et si elles ne peuvent pas les remplir, elles devraient ĂŞtre plus petites ou de nouvelles attentes devraient ĂŞtre Ă©tablies », a dĂ©clarĂ© Zehavi. «Il y a environ 10 000 soldats lĂ -bas qui n’arrivent pas Ă empĂŞcher la propagation du Hezbollah dans le sud du Liban.»
Zehavi a soulignĂ© l’incident du mois dernier au cours duquel le Hezbollah a creusĂ© des trous dans la barrière frontalière Ă trois endroits : « OĂą Ă©tait la FINUL dans cette histoire ? »
« Ils n’arrivent pas Ă arrĂŞter l’activitĂ© militaire du Hezbollah », a-t-elle averti.
En fĂ©vrier, le Centre d’Alma a signalĂ© que le Hezbollah avait bloquĂ© l’accès de la FINUL Ă Baraachit, une ville chiite pro-Hezbollah dans le sud du Liban. Les habitants du village ont empĂŞchĂ© les forces françaises de la FINUL d’entrer pour effectuer une mission de cartographie et de photographie, et le Hezbollah a confisquĂ© les camĂ©ras des soldats.
Le commandant de la force de la FINUL a demandĂ© de l’aide, car des femmes et des enfants ont lancĂ© des pierres sur les soldats. Les habitants ont accusĂ© la FINUL de « faire le travail d’IsraĂ«l », affirmant que « l’ennemi israĂ©lien les mobilise contre les habitants du sud et la rĂ©sistance ».





