Après avoir provoquĂ© une tempĂŞte lorsqu’il a dĂ©clarĂ© que «la responsabilitĂ© n’est pas la culpabilité» quand le ministre de la Police a pris la parole après la terrible catastrophe de Meron, le ministre de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure, Amir Ohana, reste sur ses positions.
Il ne pense pas que lui-mĂŞme ou quiconque au sommet de la police soit responsable de ce qui s’est passĂ©, ne pense pas qu’aucun d’entre eux ne devrait dĂ©missionner Ă la suite de l’omission, et annonce que le ministère de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure dirigĂ© par lui et la haute police israĂ©lienne le feront et qu’ils vont coopĂ©rer avec toute enquĂŞte.
Rétrospectivement, regrettez-vous quelque chose dans la conduite sur le mont Meron ?
«Je pense que demander Ă quelqu’un s’il est dĂ©solĂ© de ce qui s’est passĂ©, c’est comme demander après un accident de voiture mortel s’il aurait Ă©tĂ© prĂ©fĂ©rable de ne pas conduire. Bien sĂ»r, il aurait Ă©tĂ© prĂ©fĂ©rable de ne pas conduire si c’Ă©tait le rĂ©sultat, mais selon cette logique non on n’irait jamais n’importe oĂą. «Â
Que vouliez-vous dire lorsque vous avez écrit que porter la responsabilité ne signifie pas la culpabilité ?
« Il y a un mĂ©lange de responsabilitĂ© et de culpabilitĂ© dans le discours mĂ©diatique », a dĂ©clarĂ© Ohana, qui a ajoutĂ© : « Ce n’est pas le cas. Je suis responsable de tout ce qui se passe et cela a Ă voir avec tous les corps liĂ©s Ă mon bureau et il faut tirer des leçons. La question de la culpabilitĂ© est une question juridique distincte. «Â
Alors, qui est le propriĂ©taire et le principal organisateur de l’Ă©vĂ©nement ?
« Malheureusement, cette question n’a jamais Ă©tĂ© rĂ©solue. J’ai dĂ©jĂ dit que moi et toutes les questions de responsabilitĂ©s et de rĂ´les coopĂ©rerons avec tout les secteurs, et il en sera ainsi. »
Avez-vous lu les rapports du contrĂ´leur d’État ? Vous ĂŞtes-vous inquiĂ©tĂ© de la mise en Ĺ“uvre de ce qui y Ă©tait dit ?
« J’ai lu les sections pertinentes. »
Diriger le trafic n’est pas une mince affaire. La police a promis aux organisateurs qu’ils sauraient rĂ©glementer l’entrĂ©e des bus lorsqu’ils verraient la pression. Cela ne s’est pas produit ?
« Bien sĂ»r, ce n’est pas une question mineure et la police l’a pris très au sĂ©rieux. La police a prĂ©parĂ© des plans pour qu’il y ait une arrivĂ©e ordonnĂ©e sur les lieux et si nĂ©cessaire, une Ă©vacuation rapide », explique le ministre.
Dites nous, comment se fait-il que 45 personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es et que personne n’a dĂ©missionnĂ© ?
«Pour savoir si le comportement de la police Ă©tait bon, je vĂ©rifie si la prĂ©paration Ă l’Ă©vènement Ă©tait complète et sĂ©rieuse», dit Ohana, «et si suffisamment d’efforts ou d’erreurs ont Ă©tĂ© consacrĂ©s Ă cet Ă©vĂ©nement, nous agirons en consĂ©quence. Plus de six jours se sont Ă©coulĂ©s depuis l’Ă©vĂ©nement de Meron. Je ne connais pas un Ă©vĂ©nement similaire lors de dizaines de rassemblements. Près de 5 000 policiers sur le terrain. Je vĂ©rifie s’ils ont fait tous les exercices et toute la prĂ©paration nĂ©cessaire, donc je ne trouve pas de dĂ©faut dans le comportement des organes de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure. «Â
Il y a maintenant des appels pour une commission d’enquĂŞte d’État. Soutenez-vous cela ?
« Je ne m’oppose pas. »
« C’est une catastrophe très grave. IndĂ©pendamment de la responsabilitĂ© pĂ©nale, n’y a-t-il aucune justification pour que les hauts gradĂ©s dĂ©posent les clĂ©s ?
« Absolument pas. Si leurs consciences sont calmes et qu’ils ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour se prĂ©parer Ă l’Ă©vĂ©nement, il n’y a aucune raison pour eux de faire quoi que ce soit », rĂ©pond Ohana. « Il y a une terrible tragĂ©die et une grave catastrophe ici. Je n’entends pas lĂ les choses que j’entends dans les studios. J’entends beaucoup parler d’unitĂ©, et c’est ainsi que l’aurait voulu les victimes. Ils ne veulent pas de la scission. «Â





