La crise Ă©nergĂ©tique chronique du Liban prend de l’ampleur ; dans un avenir proche, le pays pourrait se retrouver dans l’obscuritĂ© totale, avec des coupures d’Ă©lectricitĂ© mĂŞme Ă l’aĂ©roport de Beyrouth.
La raison en est que le travail du pouvoir lĂ©gislatif au Liban est depuis longtemps dans un dĂ©sarroi complet. Pour cette raison, la Banque du Liban n’a pas payĂ© pendant plusieurs mois la fourniture de carburant irakien, qui alimente les centrales Ă©lectriques pour la production d’Ă©nergie. Cela a incitĂ© la sociĂ©tĂ© privĂ©e fournissant du carburant irakien Ă cesser de dĂ©charger les pĂ©troliers jusqu’Ă ce qu’elle reçoive les sommes dues au cours des mois prĂ©cĂ©dents.
Le gouverneur par intĂ©rim de la Banque du Liban, Wassim Mansouri, refuse de transfĂ©rer des fonds pour payer l’approvisionnement en carburant irakien sans que la Chambre des reprĂ©sentants n’adopte une loi l’autorisant Ă le faire. Il a soulignĂ© qu’il y avait de l’argent Ă payer, mais que son transfert nĂ©cessiterait une action en justice de la part du Parlement.
Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Walid Fayyad, a déclaré lors d’une conférence de presse : « Le Liban sera bientôt plongé dans l’obscurité totale et l’électricité sera complètement coupée des installations clés telles que l’aéroport de Beyrouth et le port maritime, à moins que la Chambre des représentants n’adopte rapidement une législation. »
« Nous avons contactĂ© les autoritĂ©s aĂ©roportuaires de Beyrouth pour nous assurer qu’elles sont prĂŞtes Ă utiliser des groupes Ă©lectrogènes privĂ©s si le problème du carburant n’est pas rĂ©solu », a-t-il ajoutĂ©.
Il y a trois ans, les gouvernements de l’Irak et du Liban ont conclu un accord pour fournir du carburant pour la production d’Ă©lectricitĂ© au Liban afin d’augmenter les heures d’approvisionnement en Ă©lectricitĂ© de la population, qui ne dĂ©passent actuellement pas sept heures par jour.





