Les manifestants ont continuĂ© aujourd’hui, et les iraniens scandaient ‘Mort au dictateur’ Ă TĂ©hĂ©ran, au milieu de 3 jours de marches contre les autoritĂ©s religieuses du pays. La tĂ©lĂ©vision a interdit de couvrir les manifestations et se concentre plutĂ´t sur des rassemblements Ă l’appui du rĂ©gime.
HAPPENING NOW – IRAN: Riot police tear gas protesters chanting « Death to dictator » in Tehran, amid 3 days of marches against the country’s religious leadership. TV banned from covering the demonstrations and instead focuses on hard-line marches in support of the regime. pic.twitter.com/UKgazMClQR
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— Behind The News (@Behind__News) 30 décembre 2017
Une femme est repĂ©rĂ©e enlevant son hijab pour protester contre le code vestimentaire islamique au milieu des manifestations contre le rĂ©gime. Le prĂ©sident Trump a tweetĂ© « le monde surveille » les manifestations et a appelĂ© l’Iran à « respecter les droits de son peuple ».
IRAN: One woman is spotted taking off her hijab to protest the Islamic dress code amid anti-regime protests. President Trump tweeted ‘the world is watching’ the protests and called on Iran to ‘respect their people’s rights’. pic.twitter.com/qbMySiBlNr
— Behind The News (@Behind__News) 30 décembre 2017
Les mĂ©dias d’Etat ont dĂ©clarĂ© que 52 personnes avaient Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©es, avec des images enregistrĂ©es par des manifestants hier montrant des gaz lacrymogènes jetĂ©s en masse par la police anti-Ă©meute.
Certains ont Ă©galement scandĂ© : «Pas Gaza, pas le Liban, ma vie pour l’Iran» – une rĂ©fĂ©rence Ă la colère contre les interventions rĂ©pĂ©tĂ©es du gouvernement Ă l’Ă©tranger.
Un activiste a rapporté sur les médias sociaux que la foule criait aussi : «Quitte la Palestine et pense à nous».
Les manifestations politiques sont rares en Iran – mais les travailleurs sont souvent confrontĂ©s Ă des manifestations de licenciement ou au non-paiement des salaires et Ă des personnes qui dĂ©tiennent des dĂ©pĂ´ts dans des institutions financières non règlementĂ©es et en faillite.
Des protestations politiques d’importance nationales ont eu lieu rĂ©cemment en 2009 lorsque la réélection de Mahmoud Amadinejad Ă la prĂ©sidence a dĂ©clenchĂ© une tempĂŞte de huit mois de manifestations de rue. Ses rivaux pro-rĂ©formistes ont dĂ©clarĂ© que le vote avait Ă©tĂ© truquĂ©.
L’ayatollah Ahmad Alamolhoda, un Ă©minent dignitaire conservateur, a dĂ©clarĂ©: « Si les forces de sĂ©curitĂ© et les forces de l’ordre se rĂ©servent les Ă©meutiers, les ennemis publieront des films et des images dans leurs mĂ©dias et diront que le système de la RĂ©publique islamique a perdu sa base rĂ©volutionnaire Ă Mashhad ».
«Certaines personnes sont venues exprimer leurs revendications, mais soudainement, dans une foule de centaines, un petit groupe qui n’a pas dĂ©passĂ© les 50, a criĂ© des slogans dĂ©viants et horribles tels que « Lâchez la Palestine »,  » Pas Gaza, pas le Liban, je donner ma vie pour l’Iran « , a dĂ©clarĂ© Alamolhoda.
Des vidĂ©os sur les rĂ©seaux sociaux ont Ă©galement montrĂ© des manifestants scandant «Laissez la Syrie, pensez Ă nous», critiquant le soutien militaire et financier de l’Iran au prĂ©sident Bachar al-Assad, qui combat les opposants au gouvernement dans la guerre civile syrienne de six ans.






