Bashar al-Masri, l’entrepreneur palestinien et multimillionnaire derrière la construction de Rawabi, refuse d’accepter une requĂŞte dĂ©posĂ©e contre lui par la Haute Cour de justice après qu’il soit devenu Ă©vident que la route de Rawabi Ă©tait pavĂ©e sur des terres privĂ©es palestiniennes sans leur consentement.
Dans une autre procĂ©dure judiciaire menĂ©e par Regavim contre Rawabi, la rĂ©ponse de l’État a rĂ©vĂ©lĂ© que de longues sections de la route d’accès Ă la ville avaient Ă©tĂ© pavĂ©es sur des terres privĂ©es sans le consentement du propriĂ©taire.
Rawabi elle-mĂŞme est situĂ©e dans la zone A, qui est sous le contrĂ´le de l’AutoritĂ© palestinienne, mais la route d’accès Ă la ville est entièrement sous contrĂ´le israĂ©lien, et l’administration civile est donc chargĂ©e de faire respecter la loi. En consĂ©quence, si la route est pavĂ©e par la Haute Cour de justice, cela aura de nombreuses implications pour les communautĂ©s israĂ©liennes en JudĂ©e et Samarie, oĂą des problèmes similaires ont Ă©tĂ© identifiĂ©s.
La rĂ©ponse de l’État a Ă©galement rĂ©vĂ©lĂ© qu’il y a plusieurs annĂ©es, l’administration civile a dĂ©livrĂ© un permis temporaire pour construire la route, mais ce permis est clairement illĂ©gal car il s’agit de terres privĂ©es.
Comme requis, Regavim en tant que rĂ©pondant Ă la pĂ©tition a rejoint Rawabi par l’intermĂ©diaire d’un avocat israĂ©lien qui a reprĂ©sentĂ© Rawabi sur la question de la route dans les procĂ©dures qui ont eu lieu dans l’administration civile et dans les pĂ©titions prĂ©cĂ©dentes. La pĂ©tition Ă Bachar al-Masri lui-mĂŞme.
Puisque la ville de Rawabi est situĂ©e dans la zone A, il est interdit d’admettre des IsraĂ©liens, Regavim a louĂ© les services d’une compagnie de messagerie qui a envoyĂ© il y a quelques semaines un Ă©missaire minoritaire pour remettre la pĂ©tition directement Ă El Masri.
Le messager, Bassem M., est arrivĂ© au bureau d’Al Masri dans le bâtiment administratif de Rawabi, situĂ© dans un centre commercial construit dans la ville. Les gardes de sĂ©curitĂ© d’Al-Masri ont bloquĂ© le messager Ă l’entrĂ©e de l’immeuble et l’ont mĂŞme empĂŞchĂ© de laisser la pĂ©tition en place, le menaçant de ne plus revenir Ă cet endroit.
« Un homme de sĂ©curitĂ© qui m’interdisait d’entrer Ă©tait prĂ©sent », a dĂ©clarĂ© Bassem dans l’affidavit juridique soumis Ă la Haute Cour de justice Ă la suite de l’incident : « Après avoir attendu, le mĂŞme homme m’a dit que je devais partir. Il m’a ordonnĂ© de remettre les documents Ă l’administration civile. Je l’ai informĂ© qu’il s’agissait de documents pour la sociĂ©tĂ© Rawabi elle-mĂŞme, et je dois les remettre Ă Bashar al-Masri, mais l’homme a dĂ©clarĂ© clairement et sans Ă©quivoque que je devais quitter l’endroit avec les documents dans mes mains.
Le messager a ajoutĂ© que les gardes de sĂ©curitĂ© d’al-Masri l’ont menacĂ© de ne pas revenir. « Les agents de sĂ©curitĂ© m’ont escortĂ© Ă la sortie pour m’assurer que je ne laissais pas les documents n’importe oĂą, et ils ont ordonnĂ© d’une manière ferme et claire que je ne devrais pas retourner Ă l’endroit avec le matĂ©riel lĂ©gal. »
« Ces dernières annĂ©es, la Haute Cour de Justice a adoptĂ© une ligne très stricte et a ordonnĂ© la dĂ©molition de bâtiments et de routes construites par des Juifs sur des terres privĂ©es palestiniennes, et donc dans ce cas aussi, il est raisonnable de supposer que la Haute Cour de Justice rĂ©duira les droits des propriĂ©taires fonciers. Si al-Masri continue avec une ligne de mĂ©pris et de menaces, nous allons faire appel Ă la Haute Cour de justice pour l’amende conformĂ©ment Ă l’ordonnance d’outrage au tribunal. «Â





