Le commentateur du « Yediot Ahronoth », Nahum Barnea, a dĂ©clarĂ© dans sa dernière chronique que les conditions d’ouverture des nĂ©gociations sont difficiles, mais que la partie saoudienne montre de l’intĂ©rĂŞt. « Le prince Mohammed bin Salman (MBS), le dirigeant de facto de l’Arabie saoudite, montre une rĂ©elle volontĂ© de nĂ©gocier.
« Les deux pays sont depuis longtemps passĂ©s Ă des contacts directs, et tous deux sont très satisfaits des rĂ©sultats », a Ă©crit BarnĂ©a, selon des sources Ă Washington. « La maison royale saoudienne a Ă©tĂ© impliquĂ©e dans les dĂ©marches qui ont conduit Ă la signature des accords avec les Émirats. Ă€ un moment donnĂ©, il a mĂŞme Ă©tĂ© question d’une adhĂ©sion saoudienne. La dĂ©cision n’a pas mĂ»ri, mais il Ă©tait clair pour tout le monde que si l’Arabie saoudite avait sans le feu vert des Emirats, il n’y aurait pas eu d’accord.
« Deux ans et quart se sont Ă©coulĂ©s depuis la signature, et les Saoudiens se sont rendus compte que les pays signataires de l’accord n’avaient pas Ă©tĂ© lĂ©sĂ©s. L’expĂ©rience a rĂ©ussi : nous pouvons passer Ă l’Ă©tape suivante. »
Barnea rapporte que Netanyahu s’engage Ă ne pas appliquer la souverainetĂ© en JudĂ©e-Samarie, contrairement Ă la position du ministre des Finances dĂ©signĂ© Bezalel Smotrich. « Netanyahu propose un accord de normalisation qui n’inclut pas un engagement israĂ©lien Ă progresser sur la question palestinienne. Il s’engage Ă s’abstenir d’annexer des territoires tout au long de son mandat de Premier ministre et au-delĂ . Un engagement similaire lui a Ă©tĂ© arrachĂ© par les AmĂ©ricains lors des travaux sur les Accords d’Abraham. »
Le dirigeant de facto de l’Arabie saoudite, Mohammed bin Salman (MBS), fait des demandes presque impossibles. Barnea Ă©crit que « la première exigence est qu’IsraĂ«l organise des relations entre lui et l’administration Biden et le Congrès amĂ©ricain. MBS est l’un des dirigeants Ă©trangers les plus dĂ©testĂ©s en AmĂ©rique, le frère du prĂ©sident russe Poutine et du prĂ©sident chinois Xi Jinping. Il est particulièrement dĂ©testĂ© par la Maison Blanche, l’aile gauche du parti dĂ©mocrate et les mĂ©dias libĂ©raux.
« Le ressentiment envers lui était honnêtement mérité : il a commencé avec les dommages généralisés causés aux civils pendant la guerre au Yémen et a atteint son apogée dans le cas de Khashoggi, le journaliste qui a été assassiné par les émissaires de MBS et dont le corps a été démembré. Khashoggi travaillait au Washington Post. MBS a été boycotté en Amérique ».
Mohammed bin Salman exige Ă©galement que les partisans d’IsraĂ«l au Congrès lèvent l’interdiction de vendre des armes avancĂ©es Ă l’Arabie saoudite, y compris des avions F-35.
« Le Mont du Temple est un autre problème », Ă©crit Barnea. « Le roi Abdallah de Jordanie garde de très mauvais souvenirs des mandats prĂ©cĂ©dents de Netanyahu. Il avait Ă©galement du mal Ă s’entendre avec Bennett et Lapid, mais Bibi appartient Ă une ligue diffĂ©rente avec lui. Le roi est très sensible Ă la position de la Jordanie sur le mont du Temple. Si, dans le cadre de l’accord de normalisation, l’Arabie saoudite obtient une position sur le mont du Temple, une dĂ©tĂ©rioration supplĂ©mentaire se produira dans les relations avec la Jordanie ».
« A la Maison Blanche, ils remarquent certainement les avantages du projet saoudien. Il obligera Netanyahu Ă courtiser vigoureusement Biden et son parti, y compris la gauche progressiste. Le prince hĂ©ritier saoudien est peut-ĂŞtre disposĂ© Ă ignorer la question des territoires, mais les dĂ©mocrates Ă Washington ont leur propre programme. Le lobby des colons d’un cĂ´tĂ©, l’administration et le SĂ©nat de l’autre. Le chemin de la normalisation est long », Ă©crit Nahum Barnea.




