Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dĂ©fendu lundi l’opinion gĂ©nĂ©rale en IsraĂ«l concernant la sĂ©paration des lieux de prières sur la place du Kottel, arguant qu’il Ă©tait impossible de changer le statu quo dĂ©licat qui existe depuis l’Ă©tablissement de l’État.
En parlant aux journalistes israéliens après sa rencontre avec le président américain Donald Trump, le Premier ministre a clairement indiqué que son gouvernement ne reconnaîtrait ni le Mouvement réformiste, ni ne tenterait de réduire les pouvoirs du Rabbinat principal, qui contrôle actuellement les problèmes de statut personnel en Israël, comme le mariage et le divorce.
« Il y a une lutte pour la reconnaissance du mouvement rĂ©formiste en IsraĂ«l et pour limiter le pouvoir du Rabbinat en chef. Cette lutte, nous ne la rĂ©soudrons pas « , a dĂ©clarĂ© Netanyahu en rĂ©ponse Ă une question de The Times of Israel. « Il y a une lutte, je ne la cache pas, c’est un fait. Cette lutte a durĂ© plusieurs annĂ©es, aucun gouvernement ne l’a changĂ©e. «Â
« Il y a beaucoup de fausses prĂ©sentations ici », a dĂ©clarĂ© Netanyahu. Les partis qui s’opposent fortement Ă ses demandes ultra-orthodoxes promettent tranquillement «d’oublier tout» en Ă©change d’un soutien politique après les prochaines Ă©lections, a-t-il accusĂ©.
Netanyahou, dimanche soir, a rencontrĂ© huit dirigeants de diverses organisations juives amĂ©ricaines. Ils ont discutĂ©, entre autres, de la crise actuelle des relations IsraĂ«l-Diaspora qui a Ă©clatĂ©e en juin lorsque le gouvernement a soudainement suspendu un plan qu’il avait prĂ©cĂ©demment approuvĂ© pour une zone de prière pluraliste au mur occidental.
Les dirigeants juifs « ont demandĂ© au Premier ministre de prĂ©ciser aux Juifs amĂ©ricains ce qu’il faisait pour crĂ©er une plate-forme de prière unie », selon une lecture de la rĂ©union fournie par le Cabinet du Premier ministre. « La rĂ©union s’est dĂ©roulĂ©e dans une excellente atmosphère ».
La dĂ©cision controversĂ©e de geler l’accord du Mur d’Ouest a suivi les appels des coalitions ultra-orthodoxes de Netanyahou pour Ă©liminer l’affaire. Le plan, approuvĂ© par le cabinet en janvier 2016, aurait permis de crĂ©er un pavillon bien prĂ©parĂ© pour la prière pluraliste – par opposition aux arrangements temporaires actuels.
Beaucoup d’organisations juives, y compris l’Agence juive et les FĂ©dĂ©rations juives d’AmĂ©rique du Nord, ont Ă©normĂ©ment dĂ©noncĂ© le retour en arrière du gouvernement, menaçant de protester jusqu’Ă ce qu’elles soient inversĂ©es.
Mais lundi, Netanyahu a mis en Ă©vidence qu’il n’a pas l’intention de changer d’avis.
« Le problème est un problème structurel. Je souhaite que tous les juifs considèrent IsraĂ«l comme un foyer pour tous les juifs « , a dĂ©clarĂ© Netanyahou, ajoutant que son dĂ©sir de pluralisme religieux s’oppose Ă des dĂ©cennies de rĂ©alitĂ©s politiques en IsraĂ«l.
Le premier Premier ministre du pays, David Ben Gurion, Ă©tait dĂ©jĂ confrontĂ© Ă deux approches opposĂ©es concernant le règlement des questions de religion et d’Ă©tat, a dĂ©clarĂ© Netanyahou.
« D’une part, il y a le dĂ©sir du public religieux de voir l’Etat d’IsraĂ«l ĂŞtre gouvernĂ©, dans la mesure du possible, selon la halacha (loi juive). Et, d’autre part, le dĂ©sir de la majoritĂ© laĂŻque de ne pas voir cela se produire. Et ils ont toujours trouvĂ© ces compromis ponctuels pour ces questions. Ces compromis changent progressivement, lentement, dans ce pays. C’est notre approche de base. «Â
En dĂ©fendant sa dĂ©cision controversĂ©e, Netanyahou a soulignĂ© qu’il « n’a pas annulĂ© l’accord, mais simplement gelĂ© un paragraphe ». La place du mur occidental pluraliste existante, au sud de la place principale, sera encore rĂ©novĂ©e et agrandie, a-t-il dit.
L’État doit rĂ©pondre Ă une requĂŞte de la Haute Cour de justice d’ici la fin de ce mois « s’il est disposĂ© Ă reconsidĂ©rer la mise en Ĺ“uvre de la dĂ©cision cadre du Mur de l’Ouest, qui a Ă©tĂ© « gelĂ©e » dans une dĂ©cision du gouvernement le 25 juin 2017. »





