Benjamin Netanyahu a dĂ©clarĂ© que le gouvernement ne restreindrait pas les manifestations, mais a soulignĂ© que le traitement des violations de la loi « ne peut pas ĂŞtre unilatĂ©ral » – les mĂŞmes règles devraient s’appliquer Ă la droite comme Ă la gauche. Il a condamnĂ© le silence du conseiller juridique du gouvernement concernant la conduite dĂ©sordonnĂ©e massive des manifestants.
« Nous condamnons la violence de toutes parts. Nous ne limiterons pas les manifestations. Mais nous voulons savoir quelle est la politique en matière d’application. Quelle est l’attitude face Ă la violation des droits fondamentaux de millions de citoyens, qui se produit quotidiennement ? Il se peut que la loi ne s’applique qu’Ă un cĂ´tĂ©. Nous avons demandĂ© au conseiller juridique de rĂ©pondre au gouvernement sur cette question », a dĂ©clarĂ© Netanyahu, ouvrant la rĂ©union du cabinet dimanche. « Cela se traduit par le blocage des principales voies de transport et de l’aĂ©roport international, par des appels Ă ne pas payer d’impĂ´ts, par des appels Ă la rĂ©bellion, par des appels au rejet du service de rĂ©serve, ce qui entraĂ®ne la disparition d’unitĂ©s entières de l’armĂ©e », a-t-il ajoutĂ©. a expliquĂ© le premier ministre.Â
En fin de semaine, les ministres ont envoyĂ© une lettre Ă la conseillère juridique Gali Baarav-Miara, lui demandant, entre autres, d’expliquer la diffĂ©rence d’approche des manifestations ces derniers mois et en 2005, lorsque des manifestants anti-dĂ©sengagement ont Ă©tĂ© violemment dispersĂ©s.Â
Le ministre des Finances Smotrich est allĂ© encore plus loin et a accusĂ© le conseiller juridique de « conflit d’intĂ©rĂŞts ». « Ces manifestants descendent dans la rue pour elle et ses collègues, afin de garder entre leurs mains la force gigantesque accumulĂ©e au fil des annĂ©es. Au lieu de perdre un temps prĂ©cieux en discussions vides avec les sourds, nous devrions simplement adopter des lois. »




